lundi 14 juin 2021

Dangers sur les transferts maritimes de marchandises

Nous vivons dans un monde où tout ce qui peut nous faciliter la vie est facilement accessible et le plus souvent à bon prix. Cependant, la plupart des consommateurs ne savent pas comment toutes ces choses sont parvenues jusqu’à eux et les risques qu’ont pris les hommes et les femmes qui agissent pour amener ce “bonheur” depuis le sud-est asiatique jusqu’à nos contrées occidentales. 

Dans cet article, nous évoquerons les dangers qui peuvent survenir lors de cette opération de transport et en particulier du transport maritime, qu’il s’agisse de dommages aux biens ou aux personnes pouvant résulter d’un ou plusieurs accidents. 

Quels sont les risques associés au transport maritime des marchandises, pour l’environnement global, les armateurs, les consommateurs, ainsi que les équipages, premiers concernés ? 

Quelles sont les solutions mises en œuvre et/ou envisageables, à tous les niveaux, pour rendre ces risques acceptables ? 

Nous allons répondre à ces différentes problématiques en décrivant les principaux types de dangers qui peuvent exister, expliquer les moyens pour en prévenir un maximum, décrire en particulier les solutions qui peuvent exister à grande échelle (celle d’une nation et/ou au niveau international) et à petite échelle (mises en œuvre par les personnes, ou les opérateurs économiques eux-mêmes). 

Nous terminerons l’article en confirmant par un tableau l’hypothèse selon laquelle plus un danger est global, plus sa solution est organisationnelle et plus un danger est précis, plus sa solution peut être technique. De plus, nous verrons qu’une solution peut être potentialisée par un impact sur plusieurs dangers/risques. 

Exemples de dangers au niveau mondial 

Au niveau géographique : Transporter des marchandises nécessite des accords entre les différents pays dont on traverse les eaux, certaines régions du monde sont plus dangereuses que d’autres : certaines présentent des conditions météorologiques dangereuses, comme le Cap-Horn, ou bien des tensions militaires comme le Golfe d’Aden. 

Il est nécessaire de former les équipages à la gestion de tels risques, notamment :  

-    En leur donnant les capacités et l’autonomie pour éviter les zones à situation météorologique dangereuse en dépit des contraintes économiques, ou dans le pire des cas pour savoir se repérer et traverser ces zones sans dommage. 

-    En leur apprenant à se défendre et/ou appeler les secours pour conserver le contrôle du navire en cas d’actes de piraterie.

Certains pays, comme les USA, peuvent tirer parti de leur puissance économique et monétaire pour imposer un blocus à leurs adversaires. D’autres (Iran, Egypte…) peuvent mettre à profit leur situation sur les routes maritimes, pour en tirer avantage, du fait de leur pouvoir de nuisance, notamment sur l’approvisionnement en pétrole, même si l’apparition du gaz de schiste en Amérique du Nord a relativisé ce risque. 

Au niveau environnemental : Transporter des marchandises par la mer est l’un des vecteurs les plus polluants avec l’aérien : outre le rejet de gaz et particules toxiques, les navires circulent parfois près de récifs de coraux fragiles, or les vagues que provoquent leurs étraves endommagent ces coraux et nuisent donc à la faune et à la flore marine. 

En cas de naufrage, les conteneurs peuvent tomber à l’eau, déversant potentiellement leur contenu. S’il est toxique, la zone de déversement sera contaminée pendant longtemps. Il en est de même en cas de marée noire.

De plus, lors de la crise du COVID-19, les navires bloqués à quai dépendant du fonctionnement de leurs moteurs pour l’apport en électricité à bord, il a été relevé des taux de pollution largement au-dessus des normes autorisées, et des associations de riverains ont fait état d’une augmentation des affections respiratoires. 

La solution la plus simple serait de modifier les zones de passages des bateaux, mais l’aspect économique prime souvent sur l’aspect écologique. Ainsi par exemple, les pays donnant sur l’océan Arctique se réjouissent de la fonte des glaces qui pourrait permettre l’ouverture d’une nouvelle voie maritime, refusant d’admettre que ce trafic accentuerait cette fonte, mettant en péril l’écosystème et plus globalement accélérant le réchauffement de la planète. 

En revanche, certains pays adoptent des solutions écoresponsables comme la promulgation de lois protégeant les zones marines, qui peuvent ainsi permettre la protection d’espaces protégés fragilisés par le réchauffement de la planète ou par de précédents passages ou pollutions. 

Au niveau commercial : Les tensions sur l’approvisionnement liées à la crise du COVID-19, qui ont freiné de manière significative l’économie mondiale, ont mis en outre en évidence notre dépendance à un nombre limité d’entreprises de transport pour assurer le commerce mondial.  Des navires ont été immobilisés par la contagion ou par des mesures de quarantaine ; de plus, la moindre erreur peut avoir de grandes répercutions : ainsi, le blocage du canal de Suez par le EverGiven a eu pour conséquence des retards considérables pour l’acheminement des différentes marchandises qui normalement passent par ce canal, qui représente 10% du trafic maritime mondial. 

Les potentielles solutions sont naturellement dans l’immédiat, celles qui permettront la fin de la pandémie, mais aussi à plus long terme, la relocalisation des entreprises, afin de limiter les aléas liés aux volumes de composants déplacés d’un bout à l’autre de la planète. De plus, cette tendance pourrait, si elle se confirme, avoir un deuxième effet vertueux en raison de son impact écologique positif. 

Le ralentissement du trafic maritime mondial a aussi entrainé un risque d’accroissement des inégalités entre pays développés et en voie de développement. Ainsi, la crise sanitaire a touché les pays les plus pauvres économiquement : la captation du trafic résiduel au profit des pays développés a entrainé une diminution importante de passages et a réduit la livraison d’articles de santé ou de biens alimentaires dans certains pays d’Afrique alors que la crise y était très présente.  

Exemples de dangers au niveau local : à bord et dans les ports  

Au niveau matériel : les ports sont les zones présentant le plus de dangers : le déchargement ou le chargement de conteneurs et de marchandises peut être dangereux : chute, explosion, incendie, mise dans l’eau, écrasement : tout dépend de la marchandise transportée, de la façon dont elle est arrimée, conditionnée, etc 

Pour savoir ce que contient un conteneur, il faut pouvoir l’identifier : chacun est numéroté et répertorié sur une liste indiquant le contenu, la provenance, le lieu d’arrivée, l’horaire etc. Tous ces éléments constituent ce que l’on appelle la traçabilité. 

Grâce à cette traçabilité, il est possible de vérifier le contenu et donc de s’assurer que les moyens de transports utilisés sont cohérents avec ce contenu et la réglementation. Par exemple : un conteneur de produits dangereux doit être manipulé en suivant l’arrêté ADNR, qui implique que des conseillers à la sécurité soient présents lors des manœuvres sur ces conteneurs. 

Au niveau humain : Chaque personne se trouvant à bord, ou à quai, doit être habilitée pour la ou les tâches auxquelles elle a été affectée. Une personne travaillant sur site sans avoir les habilitations nécessaires présente un risque accru d’accident potentiellement grave, mettant en cause au niveau juridique sa responsabilité personnelle, ainsi que celle de son employeur. 

Pour limiter ces accidents, il faut suivre les directives, obtenir des accréditations et surtout former les salariés aux différents dangers qu’ils peuvent rencontrer et pratiquer l’amélioration continue : notamment, quand un accident arrive, analyser ce qui s’est passé et prendre des mesures correctives pour éviter qu’il ne se reproduise.

Pour conclure, on peut distinguer deux niveaux principaux en termes de dangers et de risques, indépendamment de la nature de ces risques : le niveau mondial (problématiques globales du transport maritime international) et le niveau local (aspects logistiques et pratiques sur le terrain). 

Dans chacun de ces niveaux apparaissent des sous-niveaux (géographique/ géopolitique, environnemental, commercial, matériel, humain…). 

A chaque danger envisagé, plusieurs types de solutions peuvent être apportées. Les problématiques les plus globales nécessiteront le plus souvent de mesures organisationnelles, les problématiques les plus locales relevant la plupart du temps de solutions techniques. 

Ceci est illustré par la figure suivante, présentant de manière non exhaustive certains des principaux dangers et certaines solutions pouvant permettre d’y remédier.


Typologies des solutions par rapport à la spécificité des dangers

Danger/solutions

Organisationnelles 

Intermédiaires

Techniques

Epidémie

Confinement

 

 

 Embargo ou menace géopolitique

Diplomatie

 

 

Menace environnementale globale

Diplomatie

Lobbying

 

Menace globale sur l’approvisionnement

Relocalisation

 

 

Météo

 

Formation

 

Piraterie

Patrouilleurs

Formation

 

Chutes

Réglementation/ contrôles

Formation

 

Menace sur les récifs coralliens

Routes différentes selon la taille des navires

Diminution de la taille des navires

 

Risque d’obturation d’un canal

 

Diminution de la taille des navires

 

Suspicion de cas à bord

 

 

Quarantaine

Container à la mer

 

 

Balises émettrices




Sources :  

-       Sites-web : https://m.fondation-res-publica.org/Le-transport-maritimeet-ses-enjeux_a1028.html 

-       https://www.inrs.fr/risques/bruit/ce-qu-il-faut-retenir.html ; 

-       https://www.inrs.fr/risques/chimiques/ce-qu-il-faut-retenir.html ;  

-       https://www.inrs.fr/risques/epuisement-burnout/ce-qu-il-faut-retenir.html

-       Vidéos : https://youtu.be/FvwdH_jfgnQ 

-       https://youtu.be/cMJ68SIIU1Y

-       Livres : Transport maritime, danger public et bien mondial, François Lille,

Raphaël Baumler, Editions Charles Léopold Mayer, Paris,

-       Articles : https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00780595/document

-       https://www.officiel-prevention.com/dossier/protections-collectivesorganisation-ergonomie/manutentions/les-risques-de-la-manutentionportuaire

-       https://omc.ceis.eu/cybersecurite-du-transport-maritime-quels-enjeux-etquelles-reponses/

-       https://www.inrs.fr/media.html?refINRS=DC%204

-       https://www.officiel-prevention.com/dossier/protections-collectivesorganisation-ergonomie/manutentions/titre-le-transport-de-matieresdangereuses-tmd

-       https://www.google.com/url?

sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=&ved=2ahUKEwizk5Om0JbvAhUI2BoKHWdZAusQFjADegQIBBAD&url=https%3A%2F%2Fwww.theses.fr%2F2014LORIS345.pdf&usg=AOvVaw3SRfVScRATYOEu4f4UN guj

Films, séries et plateau TV au temps du covid : Comment continue-t-on à travailler ?



Toi qui passes par ici : regardes-tu des séries, films ou reportages ? T’es-tu déjà posé la question de savoir comment peut-on continuer à sortir de nouveaux contenus à l’heure actuelle du Covid-19 ? Alors cet article est fait pour toi ! 



Depuis des années, on crée des films, des séries ou bien des reportages à destination du monde entier pour la majorité. Avec l’arrivée des services de vidéo à la demande, le monde consomme toujours plus de contenu du fait qu’il soit si facilement accessible et d’une grande diversité pour satisfaire au plus grand nombre d’entre nous les humanoïdes. 

Néanmoins, un an auparavant, une crise sanitaire survint et stoppa bon nombre d’activités, certaines d’entre elles ne peuvent pas s’arrêter longtemps :  soit par nécessité, soit par question de budget, des solutions ont dû être trouvées. Dans ce petit texte, nous allons détailler les plus importantes, ce qui te permettra d’avoir un regard nouveau sur ce que tu regardes en cette période. 

Nous allons proposer une problématique qui nous aidera à avoir un fil conducteur : Films, séries et plateau TV au temps du covid : Comment continue-t-on à travailler ?

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On va commencer par parler un peu du cadre légal pour connaitre les bases de l’obligation légale des employeurs d’assurer la sécurité des travailleurs en tout temps. Ben oui, c’est important, la loi !

Un article du code du travail stipule ceci : Article L4121-1 du Code du Travail : “L’employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs”  

Tout doit être mis en œuvre par l’employeur pour qu’aucune action entreprise par les employés ne nuise à leur santé, surtout en cette période de pandémie de COVID-19 

L’article L4121-2 (celui juste en dessous, oui oui) lui stipule de mettre à jour un document appelé DUER (Document Unique d’Evaluation des Risques) qui regroupe l’ensemble des risques présents sur chaque poste.  La situation sanitaire actuelle est un bon motif pour forcer cette mise à jour.  


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Pas trop longue cette partie réglementaire ? C’est tout bon ? Parfait, continuons alors ! 

On va diviser la suite en plusieurs parties afin de voir les différences entre chaque fonction principale sur un lieu de tournage (ces mesures sont à peu près applicables dans la plupart des bureaux en France) :  

Mesures pour l’ensemble des phases de la production : 

Affichage obligatoire de toutes les mise à jour gouvernementales à l’entrée de la zone de productionpour que l’ensemble des équipes soient informées de la moindre mise à jour,  

L’utilisation de l’app “TousAntiCovid” est fortement recommandée afin de connaitre immédiatement s’il y a eu des cas contacts,  

Privilégier le télétravail : Tout en prenant en compte les risques associés dans le DUER et surtout garantir le droit à la déconnexion de chacun, pour les personnes en post-production qui sont soumis à des timings et deadlines stricts 

Si le télétravail est impossible : Privilégier l’utilisation d’espaces dédiés pour chaque tache afin de respecter au mieux les distanciations sociales.

Sur la base du volontariat et sans aucune conservation des données : Prise de température à l’entrée afin de savoir si une personne est potentiellement malade et ainsi éviter des cas contacts ou “cluster”.  Un “cluster” est une zone soupçonnée de contenir un nombre important de personnes infectées.

Si apparition d’un “cluster” : Si 3 contaminations sur 7 jours dans l’entreprise, en informer les autorités sanitaires pour connaitre les mesures à prendre. 

Il est cependant interdit de forcer les employés à effectuer un test, son résultat ne peut être transmit à l’employeur, il appartient au secret médical, il peut le faire à sa seule discrétion

Surtout respecter les gestes barrière de base : lavage de mains, masques, distanciation sociale 

https://iledefrance.ffvelo.fr/wp-content/uploads/sites/7/2020/03/gestes-barrière-

COVID-19.jpg

Toutes ces informations te sont familières ? Logique, on nous les ressort à chaque journal télévisé ou à chaque fois que tu entres dans un magasin et ce depuis un an (ça passe à la foi vite et lentement cette affaire de virus) 

Allez ! on entre dans le vif du sujet après ces lignes répétitives mais nécessaires :  


Mesures pour les comédiens, figurants, mannequins, cascadeurs et certains participants aux programmes et intervenants à l’image :  

Dérogation possible du port du masque lors du passage devant la caméra : Ceci est possible selon l’article : Article 45 du décret n°2020-1310 du 29 octobre 2020 stipulant : “permet, lorsqu’une prestation artistique ne permet pas de porter un masque et de respecter la distanciation physique, de dispenser l’artiste du port du masque et de la distanciation physique. Nous considérons que cette dérogation s’applique aux artistes dans leur ensemble quel que soit le lieu de la prestation artistique”. De plus, il faut que les personnes concernées soient négatives au test.

Ils ont de la chance, me direz-vous ? On pourrait voir cela ainsi sauf que cette dérogation ne peut être que de courte durée et uniquement s’il n’est pas possible de faire l’inverse, les autre gestes barrière doivent être, quant à eux, respectés à la lettre. 

Voici les cas dans lesquels elle s’applique : “dans les activités de production audiovisuelle, cinématographique et publicitaire, pour des motifs de bonne communication et compréhension, de narration et de propos, de cohérence historique, d’image et plus largement, d’expression artistique, des adaptations au port permanent du masque se justifient” (Guide des préconisations de sécurité sanitaire pour les activités de la production audiovisuelle, cinématographique et publicitaire en date de décembre 2020 à la page 26

Cela n’est donc pas à la guise de la personne en face de la caméra de choisir si elle porte 

ou non le masque, de plus, si des scènes censées être tournées demeurent incompatibles avec les mesures sanitaires, il sera nécessaire d’appliquer des alternatives au masque comme par exemple : réécriture des scènes en prenant en compte la distanciation physique, l’utilisation d’écrans de protections effaçables au montage, utilisation d’images d’archives, utilisation d’inserts numériques, etc. 

 

http://roqinfo.fr/wp-content/uploads/2020/04/portons-tous-des-masques.jpg

Voilà à peu près ce qui doit être mis en place afin de réaliser les films que tu verras sur les différentes plateformes de streaming ou bien à la télévision. 

Comme on peut le voir il ne suffit pas d’enlever son masque et dire “allez écartez-vous les uns des autres”. Cela demande une importante organisation : utilisation d’alternatives, annulation de scènes non essentielles ou non modifiables pour appliquer les gestes barrière ou bien réécriture complète de celles-ci. 

De plus cela demande un budget supplémentaire qui pourrait mettre à mal certaines petites productions. 

En espérant que ce petit article t’a plus, allez à la prochaine !

  

Pour la réalisation de ce petit article, un document de référence a été utilisé afin de pouvoir obtenir des informations fiables : Guide des préconisations de sécurité sanitaire pour les activités de la production audiovisuelle, cinématographique et publicitaire en date de décembre 2020, publié par CCHSCT Cinéma et CCHSCT Audiovisuel 

dimanche 13 juin 2021

Préventeur, garant de la sécurité ou policier ?

 

Toutefois, nous remarquons que dans certaines entreprises, les préventeurs sont mal perçus par des collaborateurs du fait qu’ils sont rigoureux dans leur travail, ils sont qualifiés d’emmerdeurs lorsqu’ils font leur boulot. J’ai pu constater cela pendant mon stage de DUT en tant qu’animatrice QHSE dans une entreprise de prestation logistique. J’avais pour tâche des observations de gestes - postures et bonnes pratiques. Ces observations appelées OPS (Observation Préventive de Sécurité) duraient environ cinq minutes.

En tant que nouvelle stagiaire, j’ai souvent eu à faire ces constats en compagnie de mon référant de stage, un professionnel de la prévention qui se mettait en retrait pour m’observer travailler afin que je sois à l’avenir plus autonome.

La tâche ce jour-là était d'observer un préparateur de commande pendant 5 minutes, puis de faire un retour sur les avantages et les inconvénients remarqués lors du processus OPS, avant l'observation. Nous avons pour obligation d’indiquer au collaborateur qu'il sera observé. Nous lui avons expliqué le programme, tout en lui recommandant d'être le plus naturel possible, qu’il ne devait pas changer ses habitudes de travail pendant la période "d'observation". Peu de temps après l’observation, mon responsable et moi, nous sommes rapprochés du collaborateur pour un feedback, nous avons commencé par ses points positifs pour terminer par ses points négatifs en insistant sur les gestes et postures mal exécutés et sur les mauvaises pratiques utilisées tout en apportant le plus de clarté possible.  

Pendant le feedback le collaborateur s’est mis sur une position d’auto-défense et de justification et nous a fait comprendre que nos remarques sur sa façon de travailler n’était pas bienvenue, et qu’il ne se sentait pas en danger vis-à-vis de ses pratiques et de ses gestes et postures.  

Depuis cette observation, le collaborateur a montré vis-à-vis de nous un certain désintéressement pour les campagnes de sensibilisations des bonnes pratiques notamment gestes et postures. Il affichait un comportement négatif vis-à-vis du services QHSE et remettait en question toutes les décisions d’amélioration de la qualité de vie au travail, en laissant entendre que les OPS étaient une observation de surveillance, ce qui sous entendait indirectement que mon responsable était un policier en mission de surveillance sur site.

En tant que futurs acteurs en prévention, nous avons la responsabilité de faire évoluer les points de vue ou les opinions de nos collègues ou collaborateurs sur la prévention, notamment sur le rôle du préventeur dans l'entreprise.

Le rôle du préventeur et du policier

Préventeur : Personne médiatrice mettant en œuvre des mesures afin de prévenir des problèmes de tous types, accidents, litiges, discordes, surtout au niveau de la sécurité routière et du milieu du travail.  https://www.linternaute.fr/dictionnaire/fr/definition/preventeur/ 

Policier :  Qui relève de la police, du maintien de l'ordre, de la force publique.  https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/policier/62154

Le but général du préventeur est de prévenir les risques. Il doit aussi informer  et former les collaborateurs à la culture de la sécurité et les impliquer afin de réduire les causes d'accidents et d'améliorer les conditions de travail.

Il accompagne et conseille des employeurs, des managers et des équipes pour réaliser les ambitions de l'organisation en matière de santé et sécurité au travail. En agissant sur l'évolution de l'organisation, des pratiques et des comportements, le « préventeur » devient acteur de la performance de l'entreprise. Ainsi, il peut permettre à l'équipe de réaliser au maximum sa mission dans les meilleures conditions de travail et de vie de travail, avec des objectifs ambitieux, il s'efforce donc d'atteindre l'objectif de zéro accident et zéro impact sur la santé.

En savoir plus : https://safetyvigilante.com/role-preventeur

Le rôle du policier est d’interpeller et dresser des contraventions, d’interroger et rédiger des dépositions, de surveiller des personnes (filatures), garder des lieux, effectuer des perquisitions et des fouilles etc.

https://www.jobijoba.com/fr/fiches-metiers/Policier

Le garant de la sécurité ou policier ? 

Le chargé de prévention doit savoir observer, écouter, s'exprimer et fournir des informations. L'enjeu est d'impliquer toute la hiérarchie et les salariés pour que ces derniers assument la responsabilité de leur propre sécurité et améliorent leurs conditions de travail. https://www.infoprotection.fr/le-preventeur-le-garant-de-la-securite-et-de-lamelioration-des-conditions-de-travail

Le préventeur seul ne peut arriver à définir ou à mettre en œuvre la stratégie du zéro accident si aucun collaborateur ou employeur ne collabore en portant les moyens de protection appropriés, en acceptant et en s’adaptant au nouveau process sécurité qu’il pourrait mettre en place dans l’entreprise.

Le site  santetravail.hypotheses.org/740  parle du préventeur comme un sujet collectif anonyme. Pour lui « Le préventeur est à la fois un sujet au sens d’une personne et un sujet comme matière et thème principal d’une activité. Il est pris entre les systèmes de management de la SST, les écosystèmes de la prévention des risques professionnels, les environnements et les organisations de travail et, in fine, les activités des femmes et des hommes au travail au sein de l’ensemble des parties prenantes du monde du travail.  Alors, incompris à l’activité obscure ou héros aux pieds fragiles, le préventeur reste certainement aujourd’hui une icône indispensable justifiant certains discours sur la prévention. Dans ces dernières conditions, le préventeur, c’est toute personne qui se préoccupe de la prévention. ». Ce site affirme aussi que « le préventeur est mal connu et parfois ignoré. Il n’atteint une forme de célébrité et sort de l’ignorance dans laquelle il est souvent cantonné au moindre incident ou au pire des accidents ; dans ce cas il doit immédiatement faire preuve de professionnalisme et de professionnalité. Comme en mathématiques, sa valeur reste toujours à déterminer, le préventeur est donc cette illustre inconnue des mathématiques de la prévention des risques professionnels ».  

Le préventeur doit comprendre parfaitement les problèmes de sécurité et de santé au travail de l’entreprise, il fera donc un diagnostic pertinent et devra également prévoir son évolution. Ensuite, il répond et propose un plan d'action lié et adapté à l'environnement de travail. En particulier, il gère les opérations suivantes :

  •       Identifier, évaluer et aider à éliminer les risques liés aux activités dans son champ d'application, ou prendre les mesures correctives appropriées ;
  •       Analyser la situation et synthétiser ;
  •       Effectuer une analyse des causes profondes (analyse des accidents, etc.) après un incident de sécurité ;
  •       Effectuer des visites de sites et trouver des différences ;
  •       Élaborer un plan de prévention ;
  •       Participer à l'amélioration continue ;
  •       Motiver et mobiliser les parties prenantes (internes et externes) pour prévenir ;
  •       Encourager le partage des bonnes pratiques et des expériences entre le personnel et les services de l'entreprise.

En collaboration avec ses collègues membres de toutes les branches de l’entreprises il pilote ces actions de prévention.  https://safetyvigilante.com/role-preventeur

Comment peut-on changer la perception des collaborateurs  sur le préventeur et son travail ?

Je pense que grâce à la mise en œuvre des stratégies basées sur la communication, on peut changer l'image que les collaborateurs ont de l'équipe de prévention. Pour cela la hiérarchie avec l'aide du service prévention pourra :

  •   Mettre en place des stratégies de communication grâce à un traitement au cas par cas. (Adapter la communication par rapport à la situation)

Il est important que les employeurs se réfèrent à leurs collaborateurs pour toutes les décisions les concernant.

  •      Mettre en place des outils numériques dans lesquels chaque employé donnera son avis sur l'action entreprise, la solution liée au thème de l'amélioration de la qualité de vie au travail ou sur une variété de sujets importants.
  •        Programmer des rencontres entre collaborateurs et préventeur peut être un atout clé dans le processus de changement de perception. Voir tous les trimestres ou semestres 
  •        Mettre en place des formations, sur le sujet des gestes et des postures pour les inciter à changer et à se challenger entre eux.

La stratégie de communication  responsabilisera toutes les parties prenantes internes au sein de l'entreprise.


Références  Bibliographiques

https://www.linternaute.fr/dictionnaire/fr/definition/preventeur/#definitio

 https://www.infoprotection.fr/le-preventeur-le-garant-de-la-securite-et-de-lamelioration-des-conditions-de-travail

santetravail.hypotheses.org/740

https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/policier/62154

https://safetyvigilante.com/role-preventeur

https://www.jobijoba.com/fr/fiches-metiers/Policier

Par Heole Kibinda

Le syndrome de la page blanche chez les étudiants

 


En tant qu’étudiant nous sommes de plus en plus nombreux à être confrontés à un manque d’inspiration, quand il faut écrire un rapport de stage, un blog universitaire et bien d’autres écrits. D'après des étudiants d'une école de formation en psychologie appartenant à l'Université catholique de Lyon et Paris: « Ce manque d’inspiration, où l’on peut avoir une feuille vierge pendant une heure sans avoir inscrit un mot sur une feuille de papier ou derrière un clavier n’est autre que le syndrome de la page blanche ».

La plupart d’entre nous associons le syndrome de la page blanche qu’aux écrivains, tout comme eux nous sommes aussi exposés à ce fléau, comme par exemple les salariés lorsqu’ils doivent faire des comptes rendus ou des rapports.

 Le syndrome de la page blanche qu’est-ce que c’est ?

Appelé scientifiquement ‘’leucosélophobie’, le syndrome de la page blanche est une crainte qu'éprouve un écrivain de ne pas trouver l'inspiration au moment de commencer ou de poursuivre une œuvre.

Le mot leucosélophobie vient du grec leukos (blanc), sélida (page) et phóbos (peur)

https://www.linternaute.fr/dictionnaire/fr/definition/leucoselophobie

Comment se manifeste le syndrome de la page blanche chez les étudiants

Ce syndrome qui est associé à un manque d’inspiration, une angoisse ou une peur, se manifeste-elle différemment chez les étudiants ?

 Chez les étudiants, cela se manifeste par une incapacité à poser nos idées noir sur blanc alors qu’elles nous sont bien présentes à l’esprit

« Malheureusement, le syndrome de la page blanche apparaît quand toutes les étapes de recherche, d’apprentissage, de réflexion ont été réussies.  C’est la finalisation du travail qui est empêchée, avec l’impression de ne pas savoir par où commencer. » https://ledailypsy.wordpress.com/2015/12/30/atteint-par-le-syndrome-de-la-page-blanche

Nous ressentons le sentiment de ne pas être à la hauteur. Il arrive aussi que l’on se sente coupable et impuissant surtout en période d’examen.  Le stress, nos états émotionnels sont des facteurs parmi tant d’autres pouvant maintenir ou déclencher notre manque d’inspiration.    

 

Comment combattre ce syndrome ?

Tout d'abord, continuer à nous dire, que nous ne sommes pas à la hauteur, nous fait douter de nous et nous empêche d’avancer sur nos mémoires.



Le blocage ne résulte pas seulement d’un manque d’inspiration, il peut aussi venir du perfectionnisme qui nous empêche de nous lancer car il faudrait que ce soit parfait dès le premier jet. L’exigence, bien trop élevée, dépasse souvent nos capacités tout en sachant qu’il sera difficile pour nous de l’atteindre.

Nous devons être tendre envers nous-même.  On ne peut pas être excellent en tout, et un travail qui n’est pas parfait n’est pas « nul » pour autant. Valorisons nos efforts plutôt que le résultat et n’oublions pas que nos notes ne sont qu’un aspect à un instant T de notre travail. https://ledailypsy.wordpress.com/2015/12/30/atteint-par-le-syndrome-de-la-page-blanche


Pour vaincre ce syndrome il faut :


  • ·    Faire de la place dans son esprit 
  • ·       Être dans le moment présent
  • ·       Se fixer des objectifs réalistes (objectifs SMART*)

SMART : Spécifique, Mesurable, Atteignable, Réaliste et Temporel

  • ·       Sortir et discuter
  • ·        Écrire dans le désordre
  • ·       Lire encore et encore, mais pas n’importe quoi
  • ·       Stimuler sa créativité
  • ·       S’obliger à écrire fréquemment

Autres astuces conseillées par le site livementor.com

ü  Trouver un partenaire d’écriture pour lutter contre le syndrome de la page blanche

Lorsque vous planifiez des séances d’écriture, essayez de trouver quelqu’un qui a lui aussi besoin d’écrire.


 ü  Faire des pauses. Mais des vraies pauses !

Écrire est un processus gourmand en termes d’énergie mentale.

Il est très difficile d’écrire plusieurs heures d’affilée, sans prendre de pause.

C’est pour cela qu’il faut absolument en prendre. Ne pas hésiter à couper totalement et se vider la tête.


 ü  La journée lecture pour lutter contre le syndrome de la page blanche

L’idée de base de cette technique provient de Bill Gates, Fondateur de Microsoft.

Bill Gates a réussi à transformer et réinventer le modèle de son entreprise à plusieurs reprises.

En 1995, il est parti pendant une semaine, s’isoler dans une cabane pour dévorer des dizaines de livres.

Puis Il est revenu de cette semaine de lecture en envoyant un mail le lundi à toute son entreprise : “Ça fait des années qu’on produit des logiciels, il serait maintenant temps de se concentrer uniquement sur Internet. Qu’on invente le futur de notre entreprise, Microsoft.



  • ü  Arrêter d’écrire au bon moment

 « La meilleure façon d’écrire, c’est de toujours s’arrêter quand vous arrivez à bien écrire et que vous savez déjà ce qui va se passer ensuite dans votre histoire. Si vous faites cela chaque jour, vous n’aurez jamais de blocage » Ernest HEMINGWAY

L’idée d’Hemingway est la suivante :

Pour ne pas être bloqué, il faut prendre du temps pour soit, ne surtout pas se priver du temps de sommeil, au contraire il est important de savoir s’arrêter au bon moment lorsqu’on se sent inspiré ou qu’on est dans le jus afin de savoir quoi écrire le lendemain, pour lui c’est la meilleure méthode de progresser  et d’atteindre l’objectif qu’on se fixe. Il en a lui-même fait l’expérience et il qualifie cette méthode de très efficace.

La nuit porte conseil !

https://www.livementor.com/blog/syndrome-page-blanche

 



 

« C'est sans doute la vocation du romancier, devant cette grande page blanche de l'oubli, de faire ressurgir quelques mots à moitié effacés, comme ces icebergs perdus qui dérivent à la surface de l'océan » Discours de réception du prix Nobel de littérature, 7 décembre 2014 de Patrick Modiano

 

Reference bibliographique

https://ledailypsy.wordpress.com/2015/12/30/atteint-par-le-syndrome-de-la-page-blanche/

https://www.livementor.com/blog/syndrome-page-blanche

https://dicocitations.lemonde.fr/citation.php?

https://www.linternaute.fr/dictionnaire/fr/definition/leucoselophobie 

Par Heole Kibinda