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mercredi 22 janvier 2020

Les effets de la consommation de cannabis sur la conduite


Par Arthur Conte



  1. Présentation et chiffres
La loi punie l’usage de stupéfiant illicite par une amende et peut aller jusqu’à une lourde peine d’emprisonnement (Article L.3421-1 du Code de la santé publique). Le cannabis est la drogue la plus démocratisée en France et par conséquent la plus consommée. La population la plus touchée est la tranche des 16-30ans. Selon les statistiques, environ 4 millions de personnes sont consommateurs de cannabis en France, dont 700 000 sont des consommateurs réguliers et 200 000 usagers « problématique » dans la tranche des 15-64 ans. (Source alcoolassistance.net)
Selon les chiffres, la consommation de cannabis représente 80% de l’usage total de stupéfiants. Elle est donc fortement présente dans notre société et les jeunes sont principalement touchés. (Source : alcoolassistance.net)
Je voulais faire la corrélation entre la conduite et l’usage de stupéfiant, car aujourd’hui la conduite est devenue indispensable pour nos déplacements quotidiens (trajet domicile-travail, domicile-loisir).
La cible du passage du permis de conduire sont les jeunes (tranche 16-25ans), qui représentent 80% des candidats qui se présentent au permis (environ 1 500 000 personnes). Le lien est fait : la consommation de drogues impacte directement les jeunes de notre société. (Source : quelpermis.com)


  1. Effets sur le corps humain et risques associés à la conduite
Les effets sont quasi immédiats et rends le conducteur inapte à la conduite. Nous retrouvons parmi ces effets :
  • Une baisse de la vigilance et de l’attention

  • Une mauvaise coordination
  • Un allongement du temps de réaction
  • Une diminution des facultés visuelles et auditives
  • Hallucinations diverses
  • Les automatismes sont perturbés


Ces effets peuvent perdurer pendant une longue période, jusqu’à 6 heures. Le THC (molécule principale active) contenu dans le cannabis est détectable dans le sang environ 24h quelle que soit l’importance de la consommation. Cependant, on retrouve ces traces dans les urines entre 15 et 77 jours après la dernière consommation.
Quelques éléments pour marquer les esprits :
  • 230 personnes meurent chaque année sur les routes à cause du cannabis.
  • Conduire sous l'effet du cannabis double le risque d'être responsable d'un accident mortel.
  • La combinaison cannabis & alcool multiplie ce risque par quinze

  1. Mesures préventives pour la lutte contre l’usage des stupéfiants
Afin de palier à ces problèmes, le gouvernement encourage les candidats au permis de conduire à ne pas ou ne plus consommer de produits stupéfiants lors de la conduite. Cela passe par différents biais, parmi lesquelles nous retrouvons :
  • Une sensibilisation lors du passage du code de conduite
  • Une sensibilisation par le biais des fiches pour la conduite moto
  • Une sensibilisation lors de stages de récupération de point ou de visite obligatoire lors d’une suspension ou rétention du permis de conduire
  • Etc.
Bien évidemment, toute une batterie de tests existe afin de dépister la positivité au cannabis et beaucoup d’autres drogues, avec à la clé des sanctions pénales et financières, participant à la dissuasion de l’usage de ce type de produits.

De manière générale, des moyens sont mis en place pour lutter contre la consommation de stupéfiants en France, dont Plan national de mobilisation contre les addictions 2018-2022 validé par le cabinet du 1er ministre le 19 décembre 2018, dans lequel nous retrouvons des plans de prévention et des moyens de formation pour connaître les effets et les dangers de la conduite addictive.
Des informations sont accessibles à tout public sur des sites internet officiel comme par exemple drogues-infos-service, avec des moyens de lutte contre la dépendance, des numéros d’urgence, une hotline, des statistiques…
Cher(e)s lecteurs, si vous avez des conduites addictives, n’hésitez pas à contacter toutes formes d’aide pour la lutte contre la dépendance notamment par le numéro d’urgence de Drogues info service au 0 800 23 13 13, de 8h à 2h, 7 jours sur 7.

Références
  • https://quelpermis.com/Permis-de-conduire/les-chiffres-du-permis-de-conduire-en-france.html
  • http://sante.lefigaro.fr/mieux-etre/accident/drogues-conduite/quels-effets (image)

mercredi 8 janvier 2020

Lumière Bleue : un danger pour la santé ?

Par Sophian D'Orlando, étudiant en LPro QHSSE



La découverte du phénomène physique ne s’est pas faite du jour au lendemain, ce sont plusieurs physiciens et mathématiciens qui ont contribué, au fil du temps et grâce à une démarche scientifique, à la compréhension du phénomène.

Il y a eu par exemple Francesco Grimaldi auquel on attribue la découverte de la diffraction de la lumière ou encore Isaac Newton avec sa théorie corpusculaire de la lumière.

Mais c’est en 1873 que James-Clerk Maxwell, physicien écossais, parvînt à éclaircir le phénomène physique de la lumière en déduisant que la lumière serait une onde électromagnétique. Ensuite, Albert Einstein réintroduira le modèle corpusculaire en introduisant la dualité onde-corpuscule qui permet d’expliquer que des objets peuvent présenter à la fois des propriétés d’ondes et de corpuscules.

Mais qu’est-ce que la lumière ?



La lumière :

La lumière est un phénomène physique qui peut-être soit décrit de manière particulaire, c’est-à-dire par la propagation de photons ou soit de la manière ondulatoire par la propagation d’une onde électromagnétique.

De la manière ondulatoire, la lumière visible est un rayonnement (ou onde électromagnétique) qui se propage à travers l’air ou le vide, dont la longueur d’onde, grandeur physique caractérisant la distance parcourue par l’onde pendant une période d’oscillation, se situe entre environ 400 nanomètres (nm) et 800 nm de longueur d’onde. Cette onde se déplace à une vitesse équivalente à 300 000 km/seconde.

La lumière bleue fait partie du spectre visible de la lumière, elle se situe entre 400 et 500 nanomètres de longueur d’onde environ.



Provenance de la lumière bleue :

Les sources d’émissions de ces radiations sont nombreuses dans notre environnement quotidien. Elles sont émises par les rayonnements du soleil, mais aussi par des sources de lumière artificielle, par exemple les écrans de télévision, les téléphones portables, les écrans d’ordinateur, les luminaires, etc.
Et il y a les LED (diodes électroluminescentes ou « light emitting diodes » en anglais).

Pour ces sources lumineuses artificielles, en particulier les lampes LED, on va parler de lumière enrichie en bleu, c’est-à-dire que la proportion en lumière bleue est plus importante que les autres couleurs du spectre visible.

Sachant que ces lumières se rapprochent du spectre des rayonnements ultraviolets qui sont dangereux pour notre organisme, nous pouvons nous poser la question par rapport à la dangerosité de la lumière bleue sur l’homme ?



Quels sont les Risques ?

Selon l’INRS ou l’ANSES, des organismes qui participent à la prévention des risques liés à la santé, ces lumières représentent un danger. Ces lumières affecteraient la vue et entraîneraient des effets néfastes ou des pathologies oculaires.

On parle ici de phototoxicité. En effet, ce mécanisme d’altération cellulaire peut causer la mort de la cellule et serait causé par la lumière bleue.
Cela provoquerait une baisse de l’acuité visuelle à différents niveaux, soit partiellement ou soit totalement (cécité). Une exposition chronique à ces rayonnements affecterait les tissus rétiniens.

La rétine, qui est le siège de la transformation des rayons lumineux en informations nerveuses, serait impactée par ces lumières bleues, surtout lors de l’exposition à une forte concentration en rayonnements lumineux, ce qui provoquerait un stress oxydatif des cellules visuelles.
Ce stress accélérait le vieillissement de nos cellules, ici les cellules visuelles, et entrainerait des fatigues oculaires, la baisse de notre vue ou encore certaines maladies comme la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA).

Ensuite, il y a aussi un risque par rapport à l’horloge biologique.
En effet, toujours selon l’INRS, la lumière bleue perturberait l’horloge biologique de notre corps qui régule plusieurs fonctions de l’organisme comme l’appétit, la température corporelle ou encore le sommeil. La lumière bleue peut dérégler la sécrétion de l’hormone du sommeil, la mélatonine, qui permet de contribuer à l’endormissement.

Les autres effets notoires que l’on peut avoir après avoir été exposé à ces rayonnements sont de légers maux de tête.



Les moyens de Prévention ?

Il existe plusieurs types de protection liés à ces lumières bleues, l’INRS conseille certains moyens de protection, il nous conseille par exemple de porter des lunettes de protection avec des verres traités anti-lumière bleue pour réduire l’exposition ou encore d’appliquer des filtres anti-lumière bleue directement sur nos écrans et nos luminaires.

Il y a également des méthodes de prévention liées à nos habitudes qui peuvent réduire les conséquences occasionnées par ces rayonnements, comme par exemple, diminuer la luminosité sur nos écrans, adapter nos éclairages dans notre environnement de travail et dans nos habitations ou encore de limiter le temps d’exposition, le soir plus particulièrement.

Il existe notamment une norme liée à la sécurité, la norme NF 62471, concernant les lampes LED, proposant un système de classement des lampes LED en fonction de leur dangerosité.
Cela permet de définir le temps d’exposition à ne pas dépasser en fonction du groupe dans lequel se trouve la lampe LED.

Il est composé de quatre groupes allant du premier groupe de risque 0 qui est sans risque et ne présentant aucun risque photobiologique, ce qui correspond à l’étude de l’influence que peut avoir la lumière sur les êtres vivants, où le temps d’exposition peut aller jusqu’à 2 à 3 heures environ, jusqu’au 3ème groupe qui équivaut aux rayonnements à risque élevé où l’exposition comporterait un risque si elles étaient supérieures à 0,25 seconde.

Avec cette norme, nous pouvons identifier les ampoules LED qui sont dangereuses et les remplacer si cela est possible.


Bibliographie :

mercredi 10 mai 2017

Bien-être au travail : la gym des yeux !

Ah les ordinateurs et les téléphones ont envahi notre quotidien ! Jusqu'à notre poste de travail ! En effet, au cours des dernières décennies, ces nouveaux outils sont devenus indispensables dans l’entreprise, tous secteurs confondus. De ce fait nous sommes régulièrement amenés à travailler sur des écrans (ordinateur ou smartphone) et ce, sur des durées de plus en plus longues. Selon l’enquête Sumer de 2010, réalisée par la DARES, 22,4% des salariés travail 20 heures ou plus derrière un écran. Ce chiffre s’élève environ à 30% pour les professions tertiaires. Étant donné les rapides progrès du numérique et l’ancienneté de l’étude, nous pouvons aisément supposé que ces chiffres aient augmenté depuis. Cela n’est pas sans conséquences pour nos yeux.

L’œil un super organe !

Les yeux sont des éléments essentiels du système visuel, ils agissent comme des capteurs et, via des mécanismes complexes, nous permettent d’appréhender le monde qui nous entoure.

L’organe est composé de plusieurs éléments, qui ensemble permettent d’assurer la vision. Parmi ces éléments nous trouvons des :


  • Éléments récepteur, le cristallin, qui permettent d’appréhender l’intensité et la couleur
  • Éléments nerveux, qui sont chargés de transmettre les informations reçues jusqu’au cerveau
  • Éléments comme la lentille, qui assure la netteté, en fonction de la distance de l’objet observé.
  • Éléments musculaires qui permettent, par contraction ou relâchement, d’adapter la vision aux différents objets observés.


Le cristallin est composé d’un ensemble de récepteur appelé bâtonnets qui en fonction de la forme de la pupille, et par conséquent du flux de lumière entrant, envoie une information sur l’intensité et la couleur des images et de l’environnement perçus.

Fatigue Visuelle

Lorsque l’on travaille sur des écrans nous sommes constamment soumis à des variations d’intensité et de couleurs. De plus l’être humain ne pouvant pas rester immobile, la distance entre l’écran et l’œil varie régulièrement.
Toutes ces contraintes obligent l’œil à s’adapter quasiment tous le temps, cela entraine une sur sollicitation des éléments adaptatifs (lentille, pupille, rétine) et musculaires. Cette sur-sollicitation peut au cours d’une journée entrainer des désagréments.
A ce jour, aucune étude n’a permis de faire le lien entre un travail sur l’écran et une détérioration de la vue. Il n’empêche que ces désagréments entraine une gêne visuelle (migraine) pouvant aller jusqu’aux troubles de la vision réversibles : On parle de fatigue visuelle.
Elle dépend de plusieurs facteurs qui sont :
-       L’âge
-       Les défauts de visions
-       Une mauvaise correction

Comment y remédier ?

Pour y remédier il existe plusieurs solutions. Tous d’abord le salarié doit vérifier, auprès d’un ophtalmologiste, qu’il ne nécessite pas une correction visuelle. Si c’est déjà le cas, le salarié doit s’assurer que cette correction est adaptée à sa vision actuelle.
Des facteurs environnementaux peuvent influencer sur cet état de fatigue comme l’éclairement ambiant, l’ergonomie du poste de travail. Il est recommandé d’utiliser un écran LCD, situer à environ 4,5 fois la diagonale de l’écran. L’éclairement du local doit être également adapté en fonction des écrans utilisés, et de la présence de la lumière naturelle.

Enfin il existe plusieurs exercices qui permettent de soulager les yeux. Ces simples exercices peuvent être réalisés avec un orthoptistes ou par les salariés eux-mêmes

Exercice n°1 :
Le salarié, assit, tient de manière verticale un stylo à bout de bras et à hauteur des yeux. En effectuant plusieurs allers-retours avec le stylo, de manière progressive et régulière vers son nez, la personne suit ce dernier avec ses yeux.

Exercice n°2
Pour ce deuxième exercice il faut, tout en étant installé confortablement, effectué des mouvements de croix avec les yeux sans bouger sa tête. On commence en regardant en haut, en bas, puis à droite et enfin à gauche. Sur chaque position, il faut rester entre 3 à 5 secondes. On effectue plusieurs fois l’ensemble des 4 positions.

C’est deux premiers exercices permettent de solliciter les éléments musculaires, de les « muscler », et de diminuer ainsi l’inconfort visuel.




Exercice n°3 :

Tous en fermant les yeux, la personne effectue des mouvements rotatifs avec deux doigts posés sur chaque paupière. Cet exercice permet d’assouplir les éléments musculaires et éliminer les tensions dues à de longue exposition aux écrans.

Pour finir, il est recommandé aux personnes devant travailler toute la journée avec un écran, d’effectuer des pauses régulières sans écrans, smartphone inclus n’est-ce pas !

Ecrit par : Patricia Pereira