mardi 24 mars 2020

SNSM : Prendre des risques pour sauver des vies

par Nadège TERNY et Olivier MARTIN



SNSM : Prendre des risques pour sauver des vies 


Le sauvetage en mer à travers les âges :
C’est à la fin du 19e siècle que l’opinion publique prend conscience des lacunes en matière de sauvetage en mer après les naufrages de l’Amphitrite en 1833 et de la Sémillante en 1855. 



Face à cette situation, différentes organisations voient le jour afin de porter secours aux hommes navigants en mer et près de nos côtes.

Figure 1 « Ils sauvent des vies humaines, en mer et sur les côtes, depuis plus d'un siècle. » 

L’Amiral Charles Rigault de Genouilly est à l’origine de la création en février 1865 de la Société Centrale de Sauvetage des Naufragés (SCSN) 

Il fût nommé comme 1er Président et la SCSN reconnue d’utilité publique par le décret du 17 novembre 1865. La famille de l’Impératrice Eugénie contribue en faisant don des premiers canots.

Figure 2 « Canotiers en tenue de mer à Audierne ©DR » 

La Société des hospitaliers sauveteurs bretons (HSB) voit le jour en 1873. 

Son fondateur, Henri Nadault de Buffonson, précise que "cette œuvre est à la fois une institution de sauvetage et de sauveteurs et une société de bienfaisance, de moralisation et d’encouragement au bien". 

Dès leur création, la SCSN et l’HSB ne fonctionnent que grâce aux dons et aux bénévoles. 

Après-guerre, les activités nautiques sont en pleine croissances. C’est alors que la SNSM telle que nous la connaissons aujourd’hui est née de la fusion de la SCSN et l’HSB en 1967 avec à sa tête L’amiral Amman. 

Association loi 1901 reconnue d’utilité publique en 1970, la SNSM a pour principale mission « de secourir bénévolement et gratuitement les vies humaines en danger en mer et sur les côtes ».


Les Missions : 

  • Sauver des vies en mer. Les sauveteurs en mer sont tous bénévoles et ont pour missions de porter assistance à toute personne en situation de naufrage réel ou potentiel. Ils doivent faire preuve d’une grande adaptabilité et d’un savoir-faire optimal pour répondre efficacement et en toute sécurité aux demandes d’intervention du CROSS. 
  • Prévenir les risques et sensibiliser le public sur les dangers de la mer, l’informer sur les règles de bon sens à adopter fait partie intégrante de la mission de la SNSM.  Régulièrement des actions sont menées auprès des usagers pour sensibiliser et les inciter à avoir une pratique consciente, responsable, respectueuse et humble envers la mer. 
En 2018, les Sauveteurs en Mer ont porté secours à 30 000 personnes dont plus de 9 000 en mer. 

Les Acteurs : 

Son Président, Xavier de la Gorce et tous les organes de la direction (organisation administrative) siège à Paris et gèrent les stations et les centres de formation. 

La SNSM c’est 800 cadres formateurs bénévoles dans 32 Centres de Formation et d’Intervention (CFI) 

Les sauveteurs bénévoles suivent une formation intense, d’abord au CFI puis au centre de formation national de St Nazaire. 

C’est également 8000 sauveteurs bénévoles sur 250 sites. Ils sont considérés comme des professionnels sous couvert des Affaires Maritimes. Les profils sont très variés et ne sont pas forcément des professionnels de la mer. 

Les bénévoles signent une charte de bénévolat et ne perçoivent aucunes rémunérations. Cette charte n’est pas un contrat de travail mais un contrat moral. L’association mise sur la volonté de créer un groupe, une famille où l’entraide et la solidarité sont moteur pour réussir leurs missions. 

Le profil idéal : Disponibilité, bonne volonté et grande motivation ! 

On peut distinguer 2 types de sauveteurs en mer : 
  • Les nageurs sauveteurs qui interviennent sur les plages et dans la bande des 300 premiers mètres depuis le littoral. 
  • Les sauveteurs embarqués qui interviennent en mer (3350 sauveteurs sur 218 stations de sauvetages). 50 % des missions de sauvetage s’effectue par moyen nautique 
Les équipages sont organisés par poste et chaque membre a sa spécialité à bord : 
  • "Le Patron" : Assure le commandement, a la responsabilité des opérations et moyens de sauvetage mis en œuvre. 
  • "Le Pilote" : Adapte la navigation en fonction de l’état de la mer. Il prend en compte la sécurité de l’équipage et des victimes. 
  • "Le Chef de Pont" organise, dirige et contrôle le travail des équipiers en collaboration avec le « Patron » 
  • « Les Equipiers » exécutent les ordres du « Chef de Pont » en préparant et mettant en œuvre le matériel nécessaire à l’accomplissement de la mission. 
Le planning d’astreintes est établi chaque mois en fonction des disponibilités. Les bénévoles font en moyenne 3 gardes par semaines. Il s’agit de garde astreinte à domicile 

« Dès réception de l’appel du Centres Régionaux Opérationnels de Surveillance et de Sauvetage (CROSS) nous avons 20 minutes maximum pour embarquer, à tout heure du jour ou de la nuit, tous les jours de l’année et quel que soit le temps. » (Patron : Fabrice Munier SNSM STATION SNSM DE ROYAN - CÔTE DE BEAUTÉ) 

Les sauveteurs connaissent les risques auxquels ils vont être confrontés pour porter secours aux personnes en difficultés. Les équipiers suivent des formations et effectuent chaque jour des entraînements rigoureux. Ils ont à leur disposition des moyens de sauvetage ainsi que des équipements modernes et adaptés.


Former pour sauver :

a) Nageur-Sauveteur : https://www.snsm.org/comment-devenir-nageur-sauveteur
  • Les bénévoles effectuent plus de 300 heures de formation.
  • Les exigences sont considérables afin de garantir un niveau de compétence élevée. 
  • En complément du Premier secours en équipe » niveau 1 et 2 (PSE1 et PSE2). (Prérequis BNSSA) (cf. Arrêté du 22 juin 2011 modifiant l'arrêté du 23 janvier 1979 modifié fixant les modalités de délivrance du brevet national de sécurité et de sauvetage article 2bis, les bénévoles doivent acquérir les qualifications suivantes : 
  • Le Brevet National de Secourisme et de Sauvetage Aquatique (BNSSA) pour la surveillance des plages, 
  • Le permis côtier 
  • Le certificat restreint de radiotéléphoniste (CRR), 
  • Le certificat de surveillance et sauvetage aquatique sur le littoral (SSA). 


La SNSM suis l’évolution des technologies et développe ses propres cursus de formation. 

« Les formations s’articulent autour de 4 grands domaines de compétences : 
  • Axe général - Management et connaissances générales : gestion des équipes, gestion du stress, etc. 
  • Axe maritime : navigation, travail à la passerelle, maîtrise de la navigation opérationnelle à bord des canots et vedettes de la SNSM, communication, etc. 
  • Axe recherche et sauvetage : techniques de recherche en mer, plongée opérationnelle, recueil de naufragés, survie, etc. 
  • Axe technique : maintenance et maintien en conditions opérationnelles de nos moyens, lutte contre l’incendie, etc. » 
La formation seule ne suffit pas, il faut également pratiquer pour continuer à être performant et parfaitement préparer à affronter toutes sortes de situations : « Chaque exercice met quand même un petit coup de stress parce qu’on n'est pas à l'abri d’une difficulté. Il n'y a pas de risque zéro même si on essaye de tout préparer, de tout faire conformément au protocole de sécurité. Les gestes sont précis, les gestes sont travaillés, tout le monde sait ce qu'il a à faire mais on n'est pas à l'abri d'une erreur » (Yannick Delval, patron suppléant de la station de sauvetage d’Etel).


Equipements : 

Pour mener à bien leur mission de sauvetage la SNSM dispose de 41 canots tous temps, 114 vedettes, 32 semi-rigides et 463 véhicules nautiques à moteur (scooter des mers) et pneumatiques soit près de 700 moyens nautiques.

Figure 3 Vedette 1ere classe « Amiral de Castelbajac » - SNSM Royan Côte de Beauté (Photo N. Terny) 

Figure 4 Semi-rigide de 7,5m "-  « Océane II » - SNSM Royan Côte de Beauté (Photo N. Terny) 

Les vedettes de la SNSM sont conçues comme des Culbutos. Les moteurs et les réserves de carburant sont placés au fond de la coque. Grâce à cette conception, elles sont auto-redressables et insubmersibles. 

La flotte de la SNSM bénéficie d’équipements intégrant les avancées technologiques en matière de : 

Systèmes d'aide à la navigation : Radar, sondeur, GPS, cartographie électronique et traceur de route 

Matériel de recherche et de localisation des naufragés : Radio goniomètre VHF (permet de localiser l'origine du signal de détresse), jumelles à vision nocturne, projecteur de recherche à lumière chaude ou froide, systèmes Wavefinder et Seareka, caméra infrarouge (permet de localiser précisément un homme tombé à la mer). Pour identifier un bateau à partir de son numéro Maritime Mobile Service Identity (MMSI) l’ensemble de la flotte est doté d’équipements Automatic Identification System (AIS). 

Systèmes de communications : Radio VHF/ASN, appareils “système mondial de détresse et de sécurité en mer” (SMDSM). 

Internet s’est également invité à bord depuis 2018 avec la 4G.



Figure 5 Vedette 1ere classe « Amiral de Castelbajac » SNSM Royan Côte de Beauté Poste de pilotage
(Photo N. Terny) 

Chaque bateau reçoit une dotation de matériel de premiers secours composé d’un défibrillateur semi-automatique (DSA), d’oxygène, coques gonflables et plans durs flottants pour la manipulation et le transport en toute sécurité des naufragés blessés. 

Les sauveteurs en mer bénéficient également de protection individuelle à la pointe de la technologie. Plus ergonomique et surtout visible de jour comme de nuit, la nouvelle génération de gilet de sauvetage SOLAS 190 N équipe aujourd’hui les navigants de la SNSM 







Conception d’une nouvelle flotte : 

La SNSM poursuit son action de recherche et développement pour ses moyens de sauvetage. 

L’objectif est d’harmoniser et simplifier la flotte actuelle tout en renforçant la sécurité des équipiers et des naufragés auxquels ils portent secours.

Figure 6 Esquisse en 3 D de la future flotte de la SNSM. https://www.snsm.org/les-navires-de-demain-se-dessinent-aujourdhui

Ces nouveaux bateaux sont en phase de conception. Le groupe de travail numéro 5 (GT5) a rédigé un cahier des charges visant à élaborer une gamme de bateaux cohérente et simplifiée. Le GT5 a accompagné l’architecte Frédéric Neuman et son équipe pour dessiner une première ligne de navires en collaboration avec tous les représentants des futurs utilisateurs. 

Actuellement la flotte de la SNSM compte une vingtaine de modèles différents. Dans la future flotte, on pourra distinguer 2 familles de bateaux : 

- Les Navires de Sauvetage Hauturiers (NHS) 
  • Spécialisés pour les interventions en haute mer dans des conditions météorologiques très dégradées. 
  • Insubmersibles et auto redressable. 
  • Périmètre d’intervention allant jusqu'à 20 milles des côtes, voir 50 milles, sans impact critique sur leurs performances. 

- Les Navires de Sauvetage Côtier (NSC). 
  • Spécialisés pour les interventions par temps maniable et près des côtes. 
  • Basés dans des ports où des NHS ne peuvent être logés du fait de leur grande taille. 
  • 4 NSC de taille différente pour répondre à tous les circonstances
    • Le NSC1 et le NSC2, pour les interventions entre 20 et 10 milles au large.
    • Le NSC3 semi-rigide pouvant être facilement mis à l’eau sur des zones aménagées ou non, à proximité de la zone de sauvetage.
    • Le NSC4, plus adapté pour les postes de plage, en remplacement des scooters des mers
Figure 7 Le NSC2, avec timonerie modulable ou sans timonerie 

La réflexion qui a été menée pour l’élaboration de cette nouvelle flotte a pour but premier de renforcer la sécurité des sauveteurs et des personnes secourues et d’optimiser l’efficacité des navires. Elle repose également sur les retours d’expérience de l’utilisation des anciens bateaux et les différences de pratiques d’une station à l’autre. 

L’expression de besoin des 218 stations de la SNSM ont été examinés et pris en compte dans la conception de cette nouvelle génération de bateaux.


Quelques exemples de modifications : 
  • Au-delà d’un état de mer 2 (Mer belle : se couvrant de vaguelette. Hauteur de vague de 0.10 à 0.50 m) la potence de grutage est qualifiée de dangereuse. Pour la remplacer, un système innovant appelé "l’écope" a été retenu. Aux Pays-Bas, les nouvelles vedettes des sauveteurs en sont déjà équipées. Ce système est situé à l’arrière du navire et se bascule au niveau de l’eau à l’aide de vérins. 
Grâce à cet aménagement, les sauveteurs rester en sécurité sur le bateau tout au long de la manœuvre de sauvetage d’une victime ne pouvant pas monter seule à bords du bateau. Une fois la manœuvre terminée, l’écope est repositionnée verticalement. 

La timonerie a été installée plus en avant sur bateau pour laisser un maximum d’espace à l’arrière et ainsi facilité les manœuvres de sauvetage. 

Le pare-brise "inversé" rend la timonerie assez spacieuse pour accueillir tout le monde et crée un volume de flottabilité. L’embarcation reste ainsi insubmersible et auto redressable. Une grande surface vitrée garantit à tous les membres de l’équipage la visibilité nécessaire au bon déroulement des opérations. 

De nombreux rangements sont prévus pour le stockage du matériel et l’équipement du personnel à bord. 

A quand la 1ere mise à l’eau ? 

L’Herbaudière à Noirmoutier pourrait être la première station à bénéficier du premier NSH1 courant 2020. 
Mais de nombreuses questions restent encore sans réponses et notamment celle du financement. La SNSM fonctionne en grande partie grâce aux dons (environs 100 000 donateurs), aux financements de partenaires privés et collectivités territoriales (régions, département, communes). Les investissements pluriannuels pour financer l’achat de nouveaux bateaux sont particulièrement difficiles ; un navire hauturier représente un investissement de plus d’1 million d’€. 


« Dévouement, bravoure et solidarité... Les Sauveteurs en Mer, c'est un engagement fort et gratuit au service de la sauvegarde des vies humaines en mer et sur le littoral. Depuis plus d'un siècle, les Sauveteurs en Mer interviennent bénévolement et gratuitement pour que la mer reste un formidable espace de liberté. » 



Sources : 

Fabrice Munier, patron de la station SNSM DE ROYAN - CÔTE DE BEAUTÉ 





Article de Jean-Claude Hazera publié dans Sauvetage numéro 144 2ème trimestre 2018.

mardi 10 mars 2020

La Pêche à l’aimant un loisir écologique qui n’est pas sans risque

par Joris SAMINADIN

La pêche à l’aimant un principe de dépollution.
La pêche à l'aimant ou la pêche magnétique, est le principe de rechercher des objets ferromagnétiques dans les eaux extérieures (puits, rivière, lac, etc.) à l'aide d'un puissant aimant en Néodyme.
Ce loisir combinant l'écologie à la possibilité de découverte d’objets précieux. Les aimants utilisés sont assez puissants pour repêcher de gros déchets comme des morceaux de bicyclettes, des fusils, des coffres forts, des bombes, des pièces de monnaie et des pièces automobiles (jantes, etc.) dans des plans d'eau. Beaucoup de ceux qui s'engagent dans ce passe-temps ont espoir de trouver des objets rares ou précieux.

Photo issue de : https://neodyme-shop.com/blogs/neodyme-shop/peche-a-laimant-legislation-et-securite
 
Un mouvement lancé à travers des chaines YouTube.
La pêche à l’aimant est une activité qui s’est fait connaitre à travers différentes chaines YouTube dans lesquels on peut découvrir des objets stupéfiants remontés des eaux. De plus, cette activité se retrouve à être rémunéré selon la nature des métaux découvert. Les prix sont définis selon le tableau ci-dessous :


La pêche à l’aimant sur un plan règlementation.
Article L542-1 (code du patrimoine) : Nul ne peut utiliser du matériel permettant la détection d'objets métalliques, à l'effet de recherches de monuments et d'objets pouvant intéresser la préhistoire, l'histoire, l'art ou l'archéologie, sans avoir, au préalable, obtenu une autorisation administrative délivrée en fonction de la qualification du demandeur ainsi que de la nature et des modalités de la recherche.
Article 716 (code civile) : La propriété d'un trésor appartient à celui qui le trouve dans son propre fonds ; si le trésor est trouvé dans le fonds d'autrui, il appartient pour moitié à celui qui l'a découvert, et pour l'autre moitié au propriétaire du fonds.

À quelle règle est-il soumis ?
Les règles de la « pêche à l’aimant » sont identiques à celles encadrant la détection d’objets enfouis, ainsi :
  • sur les terrains privés (forêts, terrains, puits, étangs…), l’autorisation du propriétaire est requise, et si l’objet de la pêche a pour but la recherche d’un objet intéressant l’histoire, la préhistoire, l’art ou l’archéologie, l’autorisation du préfet est obligatoire ;
  • pour les cours d’eaux, lacs, rivières, fleuves et canaux, l’autorisation de l’État, propriétaire des biens sous-marins, est requise.

Bien choisir l’équipement utilisé.
Les aimants Néodyme sont les plus puissants du marché et plus efficaces que les aimants en Ferrite qui ont tendance à être plus fragiles et cassants.
Cette notion de puissance est importante car plus l’objet sera loin, plus votre aimant devra être puissant pour s’y aimanter. Il en va de même si l’objet comporte peu de métal ou qu’il ne dispose pas de surface assez plane. À ce moment-là, seuls les aimants les plus puissants sauront l’aimanter. En effet, plus l’objet sera lourd, plus l’aimant devra être puissant pour y rester accroché lorsque vous le remonterez à la surface.

Il existe 4 types d’aimant :
  1. Les aimants classiques :
Ils comportent 1 seule face d’action. Ils sont conseillés pour la pêche verticale pour des emplacements comme des ponts ou des puits. Ce type d’aimant est moins conseillé pour de la pêche à la trainée qui se trouve être la plus courante. Il est proposé différentes forces mais ils restent disponibles à toute personne.
  1. Les aimants doubles faces
Ils comportent comme son nom l’indique 2 faces aimantables idéale pour la pêche à la trainée. Ils sont donc moins efficaces pour la pêche à la verticale mais ils peuvent quand même être utilisés à cet effet.
  1. Les aimants double bomb
Ils sont semblables aux aimants doubles faces au détail près qu’ils sont plutôt utilisés pour sortir de l’eau des objet plutôt volumineux et difficiles à extraire avec un aimant classique.
  1. Les aimants 360°
Les aimants à 360° ont la spécificité de pouvoir aimanter à 360° autour d’eux ce qui les distingue fortement des autres. Ils possèdent une capacité supérieure pour les deux types de pêche (à la trainée et à la verticale) et possèdent une capacité de captage plus importante que les autres. De ce fait ils captent plus loin et dans toutes les directions, ils sont principalement conseillés à des personnes expertes dans le domaine.


La pêche à l’aimant et ses risques.
De par son principe, on ne sait ce qu’on peut remonter de l’eau. On peut, comme énoncé précédemment, autant remonter des bicyclettes, des jantes que des bombes, grenades ou encore des fusils.
En effet, ces 3 témoignages récupérés par ouest France prouvent la dangerosité de l’activité :
« Deux jeunes [ont] « remonté fin juillet une grenade au phosphore » à Hem-Monacu (Somme) et subi des irritations notamment aux yeux »
« On n’avait pas conscience des risques… jusqu’à ce que mon fils trouve une grenade ! »
« Des démineurs de Brest sont venus et d’après nos recherches, en faisant des liens avec sa forme, il s’agit d’une bombe de la Première Guerre mondiale »

Exemple de risques pouvant être en lien avec l’activité de pêche à l’aimant :
  • Explosion de la munition lors de la manipulation ;
  • Fuite d’un produit incendiaire pouvant entraîner une auto-inflammation ;
  • Fuite d’un agent toxique de guerre, entraînant une intoxication ou une contamination ;
  • Détournement de la munition pour une action malveillante.


Quelques mesures de prévention.
  1. Signaler votre découverte en appelant le 17 en précisant la nature de l’objet (arme obus, grenade, munitions …), la taille (longueur et diamètre), le lieu précis de la découverte et laisser vos coordonnées ;
  2. Ne pas manipuler l’engin suspect et/ou explosifs
  3. Recouvrir de sable ou de terre si c’est un obus. Le protéger et le mettre hors de vue
  4. Baliser l’objet pour le mettre hors de porter du public et éviter toute action dessus
  5. Ne pas se fier aux « connaisseurs »
  6. Si vous avez des doutes, appelez la préfecture et demandez à être mis en contact avec les démineurs pour avis.


Bibliographie






jeudi 20 février 2020

Les maladies professionnelles et les risques au temps des vikings

Par Killian MANIGLIO et Adrien Testard



I - Introduction

Le mot viking est attesté en français au XIXe siècle et désigne, au sens moderne du terme, un guerrier et explorateur originaire de Scandinavie.
L’Âge des Vikings, ou ère viking, est une période entre 793 et 1066 qui a été marquée par l'expansion rapide du territoire des vikings, guerriers et marchands Scandinaves, qui lancent d'abord des raids côtiers en direction des monastères chrétiens, avant de remonter grâce aux fleuves vers l'intérieur des terres.



II - La vie au quotidien des vikings et leurs risques (leurs activités)
1) Ils pratiquaient l’agriculture/chasse :
Ils cultivaient pour se nourrir et avaient des jardins. Ils élevaient des cochons, des moutons, des vaches. La chasse et la pêche ne sont pas des loisirs, mais une véritable source de nourriture.
La chasse et la pêche pouvaient apporter de réels risques pour leur sécurité au vu des moyens utilisés pour obtenir une source de nourriture et ainsi subvenir aux besoins de leurs familles.



2) Ils pratiquaient la guerre :

Ils partaient en raid pour conquérir de nouveaux territoires et piller les nombreuses civilisations qu’ils pouvaient rencontrer au cours de leurs raids.

Les risques liés à cette activité sont ceux liés à la guerre. Étant donné l’utilisation aussi bien de bateaux (drakkar) pour partir en raid ou d’armes en tous genres pour arriver à leurs fins en matière de pillage, tout cela crée des risques importants, voire même le plus gros risque chez les vikings.



III - Les conséquences
Agriculture :
- Possibilité de nourriture avariée 
- Maladies transmises par les bêtes (vaches, moutons...) 
Chasse :
- Attaques de bêtes sauvages (sangliers, élans, pumas...)
- Chutes de plain-pied (racines…) ou dénivellements (falaises…)
Guerre :
- Blessures et complications liées à ces dernières : amputations, infections (gangrène …)
Ces quelques exemples de conséquences, parmi d’autres, dans la vie des vikings peuvent entraîner diverses maladies aboutissant à la mort ou une mort directement liée à ces activités.



IV - La mort à l’Age Vikings
« La mort ne signifiait pas pour les Vikings la fin absolue, mais seulement le passage à une autre forme d'existence. »
Pour les Vikings il existait différents lieux d’accueil après leur mort :

Tout d’abord on trouve le Valhalla, demeure du Dieu Odin, où sont accueillis les guerriers morts au combat. Ils passent leurs journées à se battre leurs journées à se battre aux côtés des Dieux, et le soir ils sont tous assis ensemble à se rassasier de la viande de sanglier et boire de l’hydromel qui coule des pis d’une chèvre.
Ensuite on trouve le royaume souterrain d’Hel, où sont accueillis ceux qui meurent sur la terre ferme de maladie ou de vieillesse.
Et enfin le royaume de Ran accueille ceux qui sont morts noyés en pleine mer et ne vont donc ni au Valhalla ni au royaume souterrain d’Hel.
« La tombe était conçue comme une demeure, et non comme une oubliette, pour le mort qui "vivait" à proximité de sa famille (dans un grand nombre de cas, la tombe se situe à proximité de la maison familiale). »
Il existe un nombre important de rites funéraires au temps des Vikings. On peut citer par exemple :
La crémation renferme un contenant rempli des cendres du défunt ou des fosses où se mêlent ossements des morts, résidus du bûcher et restes d’ossements d’animaux divers.
Le bateau-tombe était très fréquent au début des Invasions. Il existait 3 sortes d’inhumation dans un bateau, le bateau est brulé avec le défunt à son bord, le bateau est brûlé à terre avec le défunt et les cendres sont recouvertes par un tumulus (éminence artificielle recouvrant une sépulture) et enfin l’inhumation dans un bateau par-dessus lequel un tumulus est édifié. Cette inhumation s’effectuait dans de grandes fosses, elles pouvaient contenir des cadavres de chevaux, des armes, … ce mode de sépulture honorait les personnes les plus distinguées.



V - La médecine des Vikings
Les peuples vikings pratiquaient une médecine qui tenait de la magie. En revanche, ils semblent avoir eu des compétences en chirurgie. Par exemple, on soigne les dents douloureuses en piquant la gencive avec un éclat de bois qui est ensuite replacé sous l’écorce d’un arbre, afin que la maladie y soit transférée. La mortalité infantile est élevée. Quant à l'espérance de vie, elle ne dépasse pas 40 ans pour les hommes, comme pour les femmes. Leur médecine est encore archaïque, leur pragmatisme face aux blessés en a fait des « chirurgiens » apparemment plus adroits que leurs homologues méridionaux. L'Occident chrétien ne leur a vraisemblablement pas apporté beaucoup de connaissances dans la conduite à tenir face à des blessures de guerre. En revanche, les expéditions de commerce et de pillage qu'ils menaient ont progressivement fait sortir les Vikings de leur isolement, les faisant passer en quelques siècles de l'Age du fer au moyen Âge. Leurs notions rudimentaires d'anatomie étaient sans doute régulièrement enrichies par l'examen des blessures portées avec des armes tranchantes. Dès lors qu'il s'agit de réduire des fractures et de traiter des blessures, la médecine scandinave semble avoir été relativement performante. Dans la société viking, les traumatismes physiques sont fréquents, aussi bien en raison des expéditions que de l'environnement naturel.



VI - Nos suggestions
En tant que préventeur, si l’on pouvait s’imaginer en ces temps, nous pourrions préconiser une meilleure conservation des denrées alimentaires, avec par exemple la conservation sous terraine des viandes, le froid pourrait les conserver.
Pour les maladies transmises par les bêtes, on pourrait, avec l’expérience et l’observation des symptômes sur les bêtes en amont, éventuellement isoler les bêtes susceptibles de transmettre ces maladies.

Pour la chasse et les attaques de bêtes sauvages, on ne peut rien conseiller concrètement au vu du contexte sauvage de leur environnement.
Pour les chutes de plain-pied ou dénivellements, mis à part observer et être vigilant de leur environnement qui les entoure, on ne peut pas donner de conseils pertinents pour ce risque.


VII - Conclusion
En conclusion de cet article, on peut retenir que les conditions de vie aux temps des vikings n’étaient pas les plus sûres et propices à leurs longévités.
Évidemment, il existait beaucoup plus de risques au cours de leur vie, que nous avons cité ici parmi tant d’autres, en grande partie « éliminés » avec l’évolution de la médecine moderne et en général avec l’évolution de la société en termes de sécurité et de santé.



Bibliographie :
Etymologie du mot « Viking » : https://fr.wikipedia.org/wiki/Vikings#D%C3%A9finition
Définition du mot « Viking » : https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%82ge_des_Vikings



jeudi 13 février 2020

Les formations de secours à la personne de la Croix Rouge

Par Margaux GIRAUD


La Croix Rouge Française (CRF) est une association d’aide humanitaire fondée en 1864. D’après leur site internet, « la Croix Rouge française, ce sont plus de 57 864 bénévoles et 16 719 salariés présents sur l’ensemble du territoire. Auxiliaire des pouvoirs publics dans ses missions humanitaires, la Croix Rouge française mène un combat de tous les instants pour soulager la souffrance des hommes ».
La Croix Rouge française propose plusieurs formations, aussi bien destinées aux particuliers qu’aux étudiants et aux professionnels.
Pour les particuliers, apprendre les gestes qui sauvent est un réel atout au quotidien. En effet, cela permet d’apporter les gestes de premiers secours à autrui, ce qui est nécessaire dans une situation d’urgence. Ainsi, le temps d’attente des secours est optimisé lorsque la personne formée aux gestes de premiers secours agit sur la victime. D’après le site de la Croix Rouge, « réaliser les gestes de premiers secours sur une victime en attendant les secours, c’est lui donner 10% de chances de survie en plus. »
Les étudiants quant à eux, ont la possibilité d’accéder à des formations diverses et variées, de préparer des concours, de se former à un métier, de faire des échanges Erasmus, etc.
Enfin, les professionnels peuvent bénéficier de formations professionnelles en Santé et Sécurité au Travail (SST). Ils peuvent également être accompagnés dans le secteur sanitaire et social. D’après le site de la Croix Rouge, « avec ses 145 000 stagiaires et son chiffre d’affaire supérieur à 21 millions d’euros, la Croix Rouge française fait partie des 1% plus gros organismes de formation professionnelle continue. »
Les pratiques pédagogiques sont modernes, permettant d’atteindre les objectifs en termes d’apprentissages : stages, matériel de simulation, accès à une plateforme e-learning, applications mobiles…
Voici ci-dessous les chiffres clés (obtenus sur le site de la Croix Rouge) :
Source : Croix Rouge


Il existe d’autres associations proposant la formation SST, comme par exemple l’AFPS (Association Française des Premiers Secours). En comparant la Croix Rouge et l’AFPS, voici les éléments relevés :


Croix Rouge Française
AFPS
Programme
Les enjeux de la sécurité et de la prévention des risques professionnels – les acteurs de la prévention – les notions de législation et de règlementation en matière de sécurité et de conditions de travail – l’évaluation des risques et le document unique – Cas particuliers : l’intervention d’entreprises extérieures – Analyse des accidents du travail et incidents par la méthode de l’arbre des causes
Situer le sauvetage secourisme du travail dans la santé et sécurité au travail – Protéger - De protéger à prévenir – Examiner - Faire alerter ou alerter - De faire alerter à informer - Secourir
Durée
3 jours
12 heures au minimum
Public
Toutes les personnes souhaitant devenir référent sécurité au sein de son entreprise
Toutes les personnes souhaitant devenir référent sécurité au sein de son entreprise
Profil de l’intervenant
Formateurs consultants en santé et sécurité au travail
Formateurs SST certifiés par le réseau d’Assurance maladie risques professionnels et l’INRS



Citation d’une bénévole (T. BELL, étudiante infirmière) formée par la Croix Rouge : « Pour ma part, les formations CRF m’ont beaucoup apporté dans mes études. J’ai pu voir une autre facette d’une prise en soin (l’autre côté du soin, les acteurs qui m’apportent des patients, …). J’ai rapidement été formée et j’ai eu beaucoup de possibilités. Les formations sont très accessibles et diverses. En tant que bénévole, la perspective d’évolution est très vite apportée. Je ne vois aucun point négatif sur les formations que j’ai reçues ».

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Interview d’un responsable à la Croix Rouge



Responsable interviewé : V. LACROIX
Sujet traité : les formations proposées par La Croix Rouge





1) Quelles sont les formations proposées aux particuliers, à La Croix Rouge ?
Tout d’abord, il y a deux entités Croix rouge :
  • La version « bénévole » qui fonctionne par département et ne s’occupe que des PSC1 (Prévention et Secours Civiques qui dure une journée) et des IPS (Initiation aux Premiers Secours) qui ne durent qu’entre une demi-heure et une heure et concernent le massage cardiaque ou la mise en position latérale de sécurité. On y apprendra à identifier le besoin de la victime, à alerter les secours appropriés et mettre en place un geste de secours approprié.



  • L’IRFSS (Institut Régional de Formation Sanitaire et Social) composé d’employés salariés, c’est un centre de formation professionnel présent dans chaque région de France pour gérer des formations chez les professionnels et pour les étudiants.



2) Quelles sont les formations proposées aux étudiants, à La Croix Rouge ?
L’IRFSS s’occupe des formations d’aides-soignants, ambulanciers, assistantes maternelles, et infirmiers pour les étudiants.



3) Quelles sont les formations proposées aux professionnels, à La Croix Rouge ?
L’IRFSS propose aux professionnels des formations SST (Sauveteurs Secouristes du Travail) ainsi que sur les gestes et postures liés à l’activité physique professionnelle, et d’autres sur la prévention des risques liés au monde du travail.



4) Quels sont les avantages de se former à La Croix Rouge ?
Pour ma part, en tant que formateur, je dirai qu’on est suivis, recyclés, et mis à jour chaque année. Chez nous, un formateur reste difficilement sur ses acquis pendant plusieurs années. A la base, nous sommes formés sur une pédagogie pour adulte bien précise. Cette pédagogie appelée « l’andragogie » est créée par nos instructeurs nationaux afin de pratiquer des formations d’adultes efficientes et obtenir de bons résultats concernant les compétences acquises.
5) D’après vous, est-il nécessaire d’apprendre les gestes de premiers secours ? Si oui, pourquoi ?
Bien sûr, pour pouvoir porter assistance à son prochain ! C’est bien de ne pas laisser quelqu’un souffrir à côté de soi sans rien faire, non ?



6) En quoi consistent vos formations internes ?
Nos formations internes sont divisées en trois parties :
  • Le secourisme
Les formations proposées sont le PSE1 et PSE2 (Premiers Secours en Equipe de niveau 1 ou 2), les formations au Chef d’Intervention (CI), CI-BSPP (Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris) connaissant les protocoles radio par exemple, qui diffèrent des nôtres.
  • Le social
Les formations sur le soutien psychologique des victimes, des bénéficiaires ou des collègues, les formations « SOLIDAR 1 » et « SOLIDAR 2 » concernant l’approche de personnes à la rue et savoir leur proposer des solutions lors des maraudes, des formations sur les distributions alimentaires, ainsi que sur la distribution de vêtements.
  • Les formateurs
Tous nos formateurs sont formés par nos soins également. La formation de départ est la PICF (Pédagogie Initiale Commune à tous les Formateurs) et par la suite, chacun choisit où il veut aller et ce qu’il veut exercer : formateur PSC, formateur PSE, formateur de formateur, formateur de CI, formateur à l’utilisation des radios, formateur IPS, formateur SOLIDAR, TEXTIL, soutien psychologique, distribution alimentaire, etc.



Sources 
Site internet de La Croix Rouge : https://www.croix-rouge.fr/
Site internet de l’AFPS : http://www.afps.org/formation-sst.php