vendredi 30 mars 2018

La Maison de tous les dangers : sensibilisation aux risques de la vie courante

Le groupe d’étudiants La maison de tous les dangers vous propose trois ateliers de sensibilisation et de prévention sur les risques domestiques :
- L’atelier du bricolage qui vous permettra d’en apprendre davantage sur les risques électriques, de brûlures, de coupures et de chutes durant votre activité préférée du dimanche.
- L’atelier des meubles géants qui vous donnera l’impression de retomber en enfance. Nous vous y expliquerons les risques domestiques, souvent négligés, pour des jeunes enfants ainsi que leurs moyens de prévention.
- L’atelier animé par des pompiers-préventeurs qui vous sensibilisera sur les risques de la vie courante. Ces professionnels vous expliqueront, à l’aide de la coupe d’une maison miniature, l’ensemble des risques domestiques liés notamment aux incendies et aux intoxications.
 
Cet événement se déroulera en partenariat avec :
● Sapeurs-pompiers du SDIS
● Le Centre Technique Régional de la Consommation (CTRC)
● FRAPS : Fédération Régionale des Acteurs de la Promotion Santé
● CSC : Commission de la Sécurité des Consommateurs
● INPES : Institut National de la Prévention et d'Education pour la santé.
● Arbonis
● Mr. Bricolage

VENEZ DECOUVRIR CES ATELIERS SUR LA PLATEFORME DU 2ème ETAGE DE L’IFIS.
Contact : Jeanne DELRIEU, Responsable communication



vendredi 23 mars 2018

HealthyLife : la gestion de la malbouffe chez les étudiants




 




L’équipe HealthyLife propose un circuit avec plusieurs stands sur la sensibilisation à la malbouffe des étudiants.

Interpellés par l’absence d’un lieu de restauration au sein du bâtiment Erasme, nous nous sommes interrogés sur les habitudes alimentaires des étudiants à l’heure du déjeuner. Le sondage que nous avons réalisé a mis en évidence un nombre trop faible d’équipements (micro-ondes) ainsi qu’une forte consommation de sandwichs et de plats industriels. Il en est ressorti que les étudiants se nourrissent principalement de sandwichs ou de restauration rapide.
Au cours de cette journée, nous vous ferons découvrir à travers nos stands, les risques liés à de la malbouffe. Vous pourrez échanger autour d’un film, apprendre à lire les étiquettes alimentaires et préparer des plats sains et rapides dans notre cuisine.
Afin de prolonger l’expérience, vous trouverez également un stand de barquettes de légumes découpés afin de pouvoir cuisiner chez vous de délicieuses recettes.

Cet événement se déroulera en partenariat avec :
- Mr Hervé Decouttere, Patron de la société Pomero et le chef cuisinier Pierre Koch de la Maison Dalloyau).
- Le magasin Leclerc de Meaux


VENEZ DECOUVRIR CES ATELIERS EN SALLE 206 ET EN CUISINE A L’IFIS.

Contact : Mélody POULAIN, Responsable communication


Le Parisien parle des ateliers des étudiants de la Lpro QHSSE !






mercredi 21 mars 2018

La sérénité : travail et bien-être sont-ils compatibles ?

 
Le groupe "Vers la sérénité" vous propose, dans une atmosphère de détente, des ateliers pour débattre autour du bien-être au travail :


- L’atelier massage réalisé par des professionnels. Vous aurez au choix deux types de massages : Shiatsu et massage tête-mains.

- L’atelier bureau ergonomique vous propose d’aménager deux bureaux grâce aux outils mis à votre disposition et de les comparer. Vous aurez également l’occasion de tester le matériel ergonomique à disposition.
- L’espace conférence est animé par un professionnel sur le thème « Santé et Bien-être au travail ».



En outre, son échange porte sur l’environnement au travail, les risques psychosociaux et l’organisation du travail en entreprise. Le but de nos différentes activités est de sensibiliser le public au bien-être au travail et de montrer que le travail et le bien-être sont compatibles. Cet événement se déroulera en partenariat avec :



- Ksumi tea, Val d’Europe


- Steelcase, spécialiste de mobilier de bureau ergonomique




- Solange Minali-Bella, masseuse de Shiatsu
- Martine Blanc, spécialiste de massage crânien et dorsal
- Christian Cordeiro, Naturopathe


VENEZ DECOUVRIR NOS ACTIVITES DANS LA SANDBOX 212 AU 2ème ETAGE DE L’IFIS.
Contact : Romain IDMONT

mardi 20 février 2018

Prévention des risques : tout concernés ! Journée de prévention à l'IFIS


Les étudiants de la Licence Professionnelle Qualité, Hygiène, Sécurité, Santé, Environnement de l’Université Paris-Est-Marne-la-Vallée (UPEM) organisent une journée portes ouvertes sur le thème de la prévention des risques. Durant cet évènement, 5 groupes vous proposent des ateliers et animations sur différents thèmes :


1- Ça va faire du bruit : Avec 9 millions de personnes touchées par les problèmes d'audition, notre stand vous permettra de tester votre ouïe et de vous prémunir de ces risques !

2- Vers la sérénité : Travail & bien-être sont-ils compatibles ? Mini conférence autour d’un thé, massage et bureau ergonomique sont à tester. Venez nombreux !

3- La maison de tous les dangers : En France, les accidents domestiques causent 20 000 morts par an. Venez découvrir sur nos ateliers la prévention de ces risques auxquels vous êtes confrontés quotidiennement !

4- Healthylife : La malbouffe est un véritable problème de santé publique. L'équipe Healthy life vous propose des ateliers pour manger plus sainement sans dépenser davantage.

5- Savez-vous sauver : Venez découvrir les gestes de premiers secours sous un nouvel angle ! Au programme démonstration et escape game, pour vous immiscer dans la peau d'un secouriste.

RENDEZ-VOUS LE JEUDI 8 MARS 2018, DE 11h A 15h AU BÂTIMENT ERASME – IFIS au 6-8 COURS DU DANUBE, 77700 SERRIS.

samedi 30 décembre 2017

Flash info : Risques chimiques. Asphyxie de quatre égoutiers de la société EAV!

Dans le cadre de notre formation en Lpro QHSSE à l'UPEM, nous avons visité les égouts de Paris et eu envie d'en savoir plus sur les risques professionnels des égouptiers, Nous avons écrit un article copié sur le format des articles de presse pour vous sensibiliser sur ce sujet.

Asphyxie de quatre égoutiers de la société EAV lors d’une intervention dans une bouche d’égout en juin 2006 à Poissy dans les Yvelines.

CIRCONSTANCES


Au cours d’une opération plutôt ordinaire réalisé deux fois par ans dans une bouche d’égout dans la ville de Poissy, quatre salariés de la société EAV ont perdu conscience alors qu’ils travaillaient dans cette bouche. Ils ont probablement inhalé de l’hydrogène sulfuré, un gaz très dangereux qui provient de matières en décomposition. Lorsqu’ils pénètrent dans ce cloaque, les ouvriers doivent porter un masque et un détecteur de gaz. Ce matin-là, ils devaient désensabler cette cuve pour faciliter le passage des eaux usées.
Les secours ont été alertés et sont arrivés sur place.  Les plongeurs des pompiers pénètrent dans la bouche d’égout. Ils dégagent les quatre hommes qui sont inconscients. Malgré, les efforts des médecins, ils constatent que trois des ouvriers sont morts. Le quatrième gravement intoxiqué est conduit à l’hôpital de Poissy.


EPI

Contre les risques chimiques :
  • Détecteur multi-gaz individuel pour l’hydrogène sulfuré, le monoxyde de carbone, le dioxygène (car inflammable)
  • Masque auto-sauveur avec de l’oxygène ou masque de fuite







 

CAUSES
Suite à cet accident, deux enquêtes ont été ouvertes, l’une judiciaire et l’autre par l’inspection du travail qui avait pour rôle de vérifier si tous les protocoles qui doivent être mis en œuvre pour ce type d’intervention ont été respectés.Ces enquêtes ont montré que l’intoxication était due à une poche l’hydrogène sulfuré qui a été percée pendant l’opération de nettoyage.
Ce genre de risque chimique est commun dans le métier d’égoutier. La question a donc été : est-ce-que toutes les mesures de sécurité ont été prises ?
Malgré les plans de prévention mis en place par la société, les ouvriers avaient laissé leur masque de fuite dans le camion, la corde pour les remonter dans le local et n’avait pas installé le trépied de levage avec palan qui leur aurait permis de remonter rapidement à la surface. 

RISQUES POUR LA SANTE
La présence de gaz comme l’hydrogène sulfuré (H2S) ou du méthane (CH4) peut entraîner un risque d’explosion.
De plus, l’inhalation d’hydrogène sulfuré peut provoquer des malaises, céphalées, et irritation oculaire ; voire une intoxication aiguë qui cause quant à elle des évanouissements et éventuellement la mort si l’intervention des secours n’est pas assez rapide
Il y a également un risque d’hypoxie provoquée par le dioxyde de carbone qui est un gaz inodore, et qui contribue à l’appauvrissement en oxygène.
Les rejets illégaux de gaz ou vapeur inflammables et/ou toxiques dans les eaux usées comme les hydrocarbures ou le cyanure d’hydrogène peuvent aussi présenter un risque.
La présence ou l’utilisation de raticide peuvent causer un risque d’intoxication par voie digestive.

ACTIONS PRÉVENTIVES
Analyse préalable de l’air avant intervention
Collective : Utilisation d’un détecteur de gaz, ventilation mécanique
Individuel : Masque à cartouche en cas d’émanation de gaz toxiques
Formation PRAP, SST, EPI

COMPÉTENCES PARTICULIÈRES
Avoir la résistance physique nécessaire pour exercer le métier.
Supporter de travailler en milieu confiné
Connaître les risques et respecter les consignes de sécurité
Savoir nager 

Ecrit par : Mélody Poulain, Caroline Barbier et Stéphanie de Dreuille

BIBLIOGRAPHIE
« Quatre égoutiers trouvent la mort lors d’une opération de nettoyage » par Etienne Feller, 12/06/ 06
« Quatre morts, mais la justice épargne l’entreprise » l’humanité – Social-éco – inspection du travail, 21/11/11

Description des métiers Egoutiers – Santé au travail – Ministère du travail

vendredi 22 décembre 2017

Egouts de Paris : les EPI utilisés par les égoutiers sont-ils suffisants ?

Mots clés: Égouts de Paris / EPI / pollution de l’air / égoutiers / maladie et risque professionnels / produits chimiques.

Les égouts de Paris parcourent 2 380 km et permettent le transport des eaux usées à travers la ville de Paris. Un grand réseau comme celui-ci nécessite des entretiens réguliers, notamment par le biais de professionnels qui sont en charge de nettoyer ces réseaux de transport des eaux usées. Cependant il n’est pas toujours facile de travailler dans ces conditions, c’est pourquoi ces professionnels sont dotés d’EPI (équipement de protection individuel) pour assurer leur sécurité. Une question se pose alors, les EPI utilisés par les égoutiers sont-ils suffisants pour assurer leur protection ?

Egoutier équipé de ses EPI avec cuissardes courtes et bavette anti-blattes à l’arrière du casque

Les EPI utilisés par les égoutiers sont – ils suffisants pour assurer leur protection ?

Pour les égoutiers de Paris, les EPI ne font pas tout. En effet, malgré un nombre d’EPI important, des protections sophistiquées et portées en permanence lors des interventions, l'ANSES (agence nationale de sécurité, sanitaire, alimentation, environnement, travail) publie un rapport, le 22 juin 2016, qui préconise diverses mesures complémentaires pour assurer la sécurité à long terme de ces travailleurs.
Effectivement, lors de notre visite guidée au musée des égouts de Paris les premiers éléments dont nous a parlé le guide, sont les conditions de sécurité. 

Il faut savoir que pour 4 intervenants travaillant dans les égouts, 3 personnes restent en surface, dont une qui est placée devant la bouche d’égout pour informer les personnes en-dessous des risques d’inondation ou autres risques extérieurs. Lors de cette descente l’égoutier est équipé d’un harnais et d’un "stop-chute" qui lui permettent de descendre en toute sécurité. Bien qu’il y ait des barrières et une signalisation importante, le guetteur surveille que les passants ne tombent pas à l’intérieur. Notre guide nous a parlé des maladies que les égoutiers pouvaient attraper comme la leptostérose (maladie liée aux déjections des rats). 

Les rats sont des indicateurs importants pour les égoutiers car s’ils voient des cadavres de rats cela signifie qu’il peut y avoir un gaz toxique. Si les rats fuient, cela peut signifier qu’il y a une crue importante ou un danger. Les autres maladies graves sont les différentes hépatites. Les égouts sont infestés d’insectes qui évoluent dans un endroit insalubre et sont vecteurs de maladies ou d’infections. C’est pour cette raison que les égoutiers portent une combinaison blanche par-dessus leur bleu de travail, elle leur évite les piqures de moustiques qui transmettent ces maladies. Ils disposent également d’une bavette qui se situe à l’arrière du casque pour éviter les blattes, qui transmettent aussi des affections et des allergies.

Les EPI supplémentaires des égoutiers sont les gants, des cuissardes cloutées pour ne pas glisser, celles-ci arrivent au-dessus des genoux ou jusqu’en haut de l’abdomen suivant la tache à exécuter, un stop chute (harnais), un talkie walkie, un explosimètre, un détecteur de gaz ou d’absence d’O² (oxygène), un masque de fuite qui permet d’évacuer la zone toxique durant dix minutes et d’un appareil d’aide respiratoire qui filtre (masque à gaz) et enfin d’une lampe frontale.

Guetteur en surface pour alerter des dangers


Nous avons également pu constater lors de notre visite guidée que les égouts ne sentaient pas « la rose », qu’une odeur forte s’en dégageait, peu agréable. Le guide nous a fait remarquer à certains endroits où nous étions, que l’air ambiant nous brulait légèrement le nez, et à d’autres endroits l’odeur sentait la lessive. Tout cela pour nous expliquer que le liquide qui coulait sous nos pieds était un mélange de produits chimiques, d’excréments, de pluies acides, d’hydrocarbures, de rebuts mélangés dans un peu d’eau, bref un jus peu ragoûtant et de nature variable.
«L’égout, c’est la conscience de la ville. Tout y converge et s’y confronte. Dans ce lieu livide, il y a les ténèbres, mais plus de secret », écrivait Victor Hugo.

Une étude ANSES édifiante

L'ANSES[1] a mené une campagne de mesures chez les égoutiers parisiens entre octobre 2014 et mars 2015. Cette campagne a montré que les égoutiers souffrent fréquemment de symptômes digestifs, respiratoires, d'irritation du nez, de la gorge et de la peau. On observe aussi chez eux une augmentation de la fréquence de certaines pathologies infectieuses. Quant aux études de mortalité, une surmortalité significative a été observée principalement pour des cancers du foie et du poumon, sans qu'il soit possible d'identifier précisément un ou plusieurs facteur(s) de risque responsable(s). Pour conforter les « trop rares données de la littérature scientifique », l'ANSES s’est appuyée sur la campagne de mesures menée chez les égoutiers parisiens. Cette campagne a montré qu'ils étaient exposés à un «cocktail d'agents chimiques et biologiques», et notamment des composés «cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques» les CMR. Comme nous l’avons vu précédemment les égouts drainent dans des lieux confinés, sans ouverture, une mixtion chimique et toxique. Dans ces canalisations de grande taille il y a un bouillonnement constant qui favorise le contact et l’échange avec l’air ambiant, dans certain endroit l’atmosphère est brumeuse.

Des pistes de solutions?

Pourquoi les EPI sont-ils, aujourd’hui, insuffisants à la protection des égoutiers de Paris ? Quelle solution peut-être envisagée ? L’ère industrielle a développé d’énormes quantités de produits chimiques pour différentes taches sous différentes formes qui n’existaient pas à la création des égouts. Les égoutiers ont adapté au fils du temps leurs EPI aux risques visibles et détectables. Aujourd’hui la toxicité n’est plus visible car il s’agit de quantités faibles mais qui s’accumulent et interagissent entre elles. De plus l’alchimie de ces faibles accumulations toxiques change constamment de composition, ce qui les rend indétectable. Lors de la visite nous nous sommes aperçus que les égoutiers portaient une aide respiratoire seulement quand ils détectaient, à l’aide d’un détecteur de gaz (EPI), un risque .Il n y a pas eu de prise de conscience que l’air respiré est constamment vicié et que la composition de l’air inspiré s’échange directement avec le sang dans nos poumons.
Pour s’adapter à ce nouveau problème, la réflexion suivante vient à se poser : quelles sont les mesures que nous devons mettre en place pour assurer à long terme la santé et la sécurité de ces travailleurs. Il faut privilégier les protections collectives, de ce fait, il est envisagé de créer des aérations vers l’extérieur dont certaines sont déjà en test. Ses aérations sont composées de filtre à base d’algues. D’autres préconisations sont, d’aérer les zones de travail 20 minutes avant toute descente dans les égouts, de créer une formation professionnelle obligatoire, de mettre en œuvre des consignes d’hygiène et de sécurité, un suivi médical renforcé avec la mise en place d’études épidémiologiques. Avec la réforme Fillon, les égoutiers ont le droit à la retraite à 52 ans avec une durée de travail sous terre de 12 ans maximum, mais il reste la question, en cas de changement de métier, auront-ils toujours le droit à la retraite à 52 ans ? « Pendant que l’administration fait des rapports des gens meurent ! » pour le Docteur Claude Danglot, la dangerosité du métier n’est plus à démontrer.
Concernant les protections collectives, en mettant en place des canaux d’aération spécifiques, même filtrés par les algues au niveau des égouts, les résultats devraient être certes significatifs pour les égoutiers, mais à terme, l’air vicié qui est cantonné, aujourd’hui par manque d’aération et d’ouverture dans les égouts parisiens, qui pour mémoire parcourent 2 380 kms, risque, en cas de mise en place d’extraction d’air, d’augmenter la pollution extérieure de Paris qui sera alors sujette à une exposition de nouvelles pollutions (mixtion chimique et toxique) et dont il faut d’ores et déjà calculer l’envergure.

Quelque soit les mesures mises en place, il apparait évident que les égoutiers devraient porter des masques à aide respiratoire de façon continue car la principale source et cause de leur surmortalité significative est de travailler dans un environnement ou s’effectue à hauteur d’homme un échange entre une mixtion liquide, toxique et l’air respiré et ce avant que cet air vicié soit évacué.