mardi 8 mars 2016

SECURITE : Sécurité incendie




La sécurité incendie : l’affaire de tous 
La sécurité incendie est une priorité pour toutes les entreprises, qu'elles soient petites ou grande. En effet, un incendie peut avoir de graves conséquences sur toute l'entreprise. Ces conséquences peuvent aller jusqu'à la fermeture de l'établissement.

Le code du travail prévoit donc l'obligation pour l'employeur « d'assurer la santé physique et mentale des travailleurs »[1]. Pour cela, il doit organiser et dispenser des formations sur les risques encourus par les travailleurs lorsque ces derniers effectuent une mission de courte ou longue durée dans l'établissement.

Au travers de cet article, je vais présenter ce qu’est un feu, les différents types d’extincteurs existants, leur utilisation et enfin l’évacuation du bâtiment.  Ces consignes restent générales. Elles seront à adapter en fonction du lieu où l’on travail. Il faudra vous rapprochez du responsable sécurité incendie et prendre connaissance des consignes et plan d’évacuation. 

Quel est le lien entre un feu et une combustion ?

En terminologie, un feu est le résultat d'une combustion.
Pour qu'il y ait combustion, trois éléments sont indispensables qui créer ce que l’on nomme le triangle du feu : 

 [2]  
       - Un combustible qui est une « Matière capable de brûler au contact de l'oxygène ou d'un gaz contenant de l'oxygène, en produisant une quantité de chaleur utilisable. »[3] (exemple : le papier)
        -Un comburant qui lui est un « corps qui, en se combinant avec un autre, donne lieu à la combustion de ce dernier. »[4] (exemple : l'oxygène)
     -Une énergie d'activation qui sera d'une manière générale une source de chaleur ou une flamme.



Pour arrêter le phénomène de combustion, l'objectif sera de stopper un des 3 éléments cités ci-dessus.

Quel extincteur pour quel feu ?

Il existe différents type d’extincteurs : les extincteurs à eau, les extincteurs à eau avec additifs, les extincteurs à CO2 et les extincteurs à poudre. 

Pour bien choisir son extincteur, il faut comprendre « l'origine, le mode de propagation et la nature du combustible qui permettra de définir la classe du feu auquel nous faisons face ».[5]  

Ce tableau [6] nous présente les différentes classes de feu, ce qu’elle représente et l’extincteur à en fonction du feu que nous devons combattre.


D’une manière générale, l’extincteur sera choisi et placé en fonction du risque auquel le lieu est exposé.

Comment manipuler les extincteurs ?

Les différentes étapes:
  1. « En premier lieu, vérifiez que l’extincteur est approprié au type de flammes.
  2. Dégoupillez l’extincteur pour pouvoir vous en servir. »[7] Il faudra veiller à poser un genou à terre et de ne pas mettre la tête au-dessus de l’extincteur lorsqu’on le dégoupille, ainsi que de bien le maintenir avec une main car s’il est défectueux, la goupille et le haut de l’extincteur pourraient être propulsés et vous blesser.
  3. « Percutez la poignée pour percer la cartouche de gaz si vous avez entre les mains un extincteur à pression auxiliaire. Action non nécessaire pour les autres extincteurs.
  4. Appuyez très brièvement sur la poignée en restant éloigné des flammes pour tester l’extincteur.
  5. Avancez-vous vers le départ de feu (baissé, de profil, avec le vent dans le dos idéalement) et appuyez de façon continue sur la poignée de l’extincteur en visant la base des flammes. L’agent extincteur agira pour étouffer et refroidir les flammes. » [8]


















Quelques règles de bases concernant l’évacuation

L’objectif de l’évacuation est de faire sortir les personnes présentes dans l’établissement. Cette évacuation devra se faire dans le calme, sans précipitation et en toute sécurité. Les personnes seront dirigées vers le point de rassemblement où l’on pourra procéder au recensement.

Des consignes de bases devront être respectées :
              - Fermer les portes et les fenêtres avant d’évacuer
        -Ne pas s’encombrer avec des sacs
        -Ne pas se précipiter
        -Évacuer dans le calme
        -Ne pas revenir en arrière
       -Ne pas passer par les fumées. Si on ne peut pas faire autrement, se baisser, l’air frais se trouve près du sol.

 Pour que l’évacuation se passe bien, des exercices d’évacuation devront être réalisés de façon biannuel[9].  

La sécurité incendie au sein de l’entreprise dépend de la responsabilité de l’employeur. Cependant, pour qu’elle soit réalisée, chacun des salariés doit être formé et sensibilisé. Il doit se rendre compte que son comportement à une forte influence sur le bon déroulement de la prise en charge d’un départ de feu.  

En conclusion, « pour vaincre le feu avec un minimum de dégâts, il importe surtout d’agir vite, ce qui implique que l’alarme et l’alerte soient données le plus rapidement possible.     
             
 Trois actions principales doivent avoir lieu de façon simultanée :

  • Déclenchement de l’alarme et de l’évacuation du personnel ou de la mise en sécurité des personnes en situation de handicap le nécessitant, rapidement mais sans précipitation, dans le respect des consignes et des procédures ;
  • Réaction rapide et appropriée du personnel à proximité pour éteindre ou contenir le début de l’incendie dans l’attente de l’intervention des secours extérieurs ;
  • Alerte des secours extérieurs (sapeurs-pompiers). »[10]
Aurélie ARMISEN


ENVIRONNEMENT : Le développement durable



Développement durable

« Nous n'avons pas hérité la Terre de nos ancêtres, mais l'empruntons à nos enfants[1] »
Antoine de Saint Exupéry, écrivain,
poète et aviateur

Réconcilier l’homme, l’environnement, l’économie, à long terme et à l’échelle planétaire pour assurer équilibre et harmonie entre les êtres humains dans leur environnement, telle est la vocation du développement durable[2].     
 « Dans le rapport de Mme Gro Harlem Brundtland, premier ministre norvégien, 1987[3] , le développement durable ou en Anglais ‘’sustainable development’’  est un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs »[4]

  Le développement durable combine 3 piliers interdépendants : l’économie, l’environnement et le social[5]. L’efficacité économique vise à produire des biens de consommation, assurer une gestion saine et durable, sans préjudice pour l’environnement et le social. Donc, il faut continuer à fabriquer ce dont nous avons besoin. L’équité sociale a pour objectif de satisfaire les besoins essentiels de l’humanité en logement, alimentation, santé et éducation, dans le respect de leurs cultures. Donc, répartir les richesses en réduisant les inégalités entre les individus. Enfin, la Qualité environnementale est de préserver les ressources naturelles à long terme, en maintenant  les grands équilibres écologiques et en limitant des impacts environnementaux. Donc, il ne faut pas dégrader l’environnement que nous laisserons en héritage aux générations futures.
Le développement durable doit être Viable (économiquement rentable et écologiquement supportable), Vivable (écologiquement supportable et socialement juste) et équitable (économiquement rentable et socialement juste).


Schématisation du concept de Développement durable – les trois piliers  -Figure5-[6]                  



   Pour retrouver un bien être de vie, assurer un environnement saint et une économie prospère, l’homme doit s’investir dans une politique de développement durable équilibrée s’appuyant sur 4 principes[7]. La solidarité locale, nationale, internationale entre les pays, entre les peuples, entre les générations. Le partage des ressources de la Terre avec nos voisins en laissant à nos enfants. A titre d’exemple: économiser les ressources naturelles pour que la génération future en profite, la précaution dans les décisions concernant la société, l’environnement ou l’économie. Par exemple: limiter les émissions de CO2 pour freiner le changement climatique, la participation active de chacun à l'engagement citoyen de tous. Enfin, la responsabilité de chacun, citoyen, industriel ou agriculteur. Pour que celui qui abîme, dégrade et pollue, répare, par exemple: le principe pollueur-payeur.
  

  L’entreprise doit se montrer respectueuse d’un système de valeurs sociales, environnementales et  intégrer le développement durable à ses stratégies et ses objectifs de développement. Elle doit faire face aux enjeux  de ce concept dans une logique de progrès continu pour plusieurs raisons[8] : d’abord,  pour prévenir et maîtriser les risques environnementaux et sociaux. Innover et augmenter de la valeur ajoutée. Prendre en compte les besoins les exigences de ses clients/consommateurs de manière plus globale et plus pérenne. Enfin, anticiper ou se conformer aux contraintes réglementaires dans une démarche d’amélioration continue. 




    Pour que le développement durable soit réussi, il faut veiller à satisfaire les besoins en santé, éducation, habitat et réduire les inégalités pour le domaine social ; créer des richesses, favoriser l’innovation et la recherche dans le domaine économique et finalement préserver les ressources naturelles, énergétiques et la diversité des espèces pour le domaine environnemental.

                                                                                                                                       Safia Eddebi

lundi 22 février 2016

ENVIRONNEMENT : Le Chlordécone







1 NB : c’est ainsi que sont communément nommées les deux départements des Antilles françaises
2 NDLR : De nombreuses études sur la recrudescence des cancers de la prostate, grossesse perturbée et naissances prématurées sont en cours…
3 Cf. sites des DAAF Martinique et Guadeloupe, http://daaf971.agriculture.gouv.fr, http://daaf972.agriculture.gouv.fr,
4 INRA : Institut national de la Recherche Agronomique
7 Gouvernement Ayrault : 16 mai 2012 au 31 mars 2014














dimanche 14 février 2016

SANTE : Tabagisme

TABAGISME :
VOTRE SANTÉ PART EN FUMÉE

La cigarette, une drogue dure :

Aussi addictif que l'héroïne ou la cocaïne[1], le tabac est responsable de la mort de 78000 français par an[2] dont 47 000 liées à un cancer[3] : la cigarette se classe 2ème au rang des drogues les plus consommées en France[4]. Sa fumée, contenant environ 4000 composés chimiques, dont certains cancérigènes, est nocive pour les fumeurs mais aussi pour les personnes aux alentours : collègues, amis, famille, n'importe quel individu croisé dans la rue.





Un danger pour l'Homme et l’environnement :

La dangerosité du tabagisme passif reste très largement sous-estimée, notamment chez les non-fumeurs qui ne sont que 15% à s'en inquiéter[5] alors qu'environ 3000 d'entre eux meurent prématurément chaque année ; les effets sur leur santé, certes moins conséquents que sur celle d'un fumeur, restent néanmoins préoccupants. Des mesures ont cependant été prises afin de limiter les risques du tabagisme passif. Il est, par exemple, désormais interdit de fumer dans les lieux publics et les établissements recevant des mineurs. Des emplacements réservés aux fumeurs dans ces endroits peuvent cependant être mis en place sous certaines conditions mais restent dangereux de par une quantité de fumée importante en suspension dans un endroit de taille réduite.

Le tabagisme, quelle que soit sa fréquence et son intensité, présente des risques pour l'organisme et le corps :
Un tiers des cancers est lié au tabagisme, ces derniers touchent de nombreux organes : poumons, bouche, lèvres, reins, utérus ou encore pancréas[6].
Maladies cardio-vasculaires (AVC, infarctus du myocarde)
Aggravation de pathologies existantes : problèmes dentaires (aphtes, déchaussement des dents), troubles de l'érection et perte de la fertilité, diabète de type II, trouble de la vision et de la cataracte, bronchite chronique.
Vieillissement prématuré de la peau et apparition d'un cancer cutané[7].
Traversée de la barrière placentaire pour atteindre le fœtus (également valable pour le tabagisme passif)




Les conséquences du tabagisme sur l'environnement sont nombreuses mais souvent méconnues. En effet, 72 milliards de mégots[8] sont jetés annuellement aux quatre coins du globe, créant des dégâts considérables sur la qualité de vie et entraînant des dépenses facilement évitables. Non biodégradables, les filtres des cigarettes consumées envahissent les plages, les océans et recouvrent les trottoirs de nos villes, à portée de main des enfants qui peuvent ainsi souffrir d'une grave intoxication en cas d'ingestion[9]. De plus, un mégot abandonné dans une bouche d'égout suffit à polluer 500 litres d'eau la rendant ainsi impropre à la consommation[10] et plus difficile à traiter suite à la diffusion des produits chimiques et métaux lourds contenus dans le filtre en entrant au contact de l'eau. Il est à noter que cette pratique dans les rues de Paris est désormais punie d'une amende de 68€[11].

Par ailleurs, les cigarettes mal éteintes sont la cause de 30% des incendies mortels[12] (domestiques, liés à l'activité professionnelle, etc...) et peuvent avoir des conséquences dramatiques sur l'environnement, notamment en période de canicule ou de sécheresse avec l'apparition de feux de forêts.

Un arrêt économique et bénéfique :

Souvent difficile, l'arrêt du tabac peut avoir des effets conséquents pour la santé. En effet, les premières années de sevrage diminuent de moitié les risques d'infarctus du myocarde et de cancer de poumons liés au tabagisme et, au bout de 15 ans sans cigarette, le risque de souffrir d'un accident vasculaire-cérébrale et l'espérance de vie redeviennent identiques à celui d'un non-fumeur[13].

L'arrêt du tabac peut être le résultat de problèmes de santé, financiers ou bien d'une recherche d'un mode de vie plus sain pour soi et son entourage. Plusieurs méthodes ont vu le jour ces dernières années afin d'aider les individus à réduire voire arrêter leur consommation de tabac :
Thérapies cognitivo-comportementales : des études scientifiques ont mis en avant l'efficacité de ces thérapies augmentant les chances de réussir à arrêter le tabac pour un fumeur sur deux. Un des avantages de cette méthode est l'absence de prise de médicament ou de substituts à la nicotine.[14][15]
De plus, le recours à ces entretiens thérapeutiques permet un suivi sérieux et un accompagnement psychologique aux individus
Hypnose : Scientifiquement décriée, cette méthode a pour objectif de renforcer la volonté d'arrêter le tabac en le présentant comme un poison pour l'organisme, dégoûtant ainsi le fumeur de la cigarette[16]. Entre 20% et 35% des fumeurs ayant opté pour l'hypnose ont durablement arrêté de fumer.
Cigarette électronique : Devenue incontournable ces dernières années et présentée par ses fabricants comme une solution durable et efficace pour lutter contre le tabac, la e-cigarette reste néanmoins au cœur des débats concernant son innocuité présumée et la composition parfois douteuse des liquides utilisés pour vapoter[17]. En effet, il est encore trop tôt pour observer de manière concrète des effets bénéfiques sur le long terme pour les fumeurs ayant choisi cette nouvelle façon de fumer.

Par ailleurs, de par son design de plus en plus travaillé et le nombre toujours grandissant de parfums proposés, la cigarette électronique se présente désormais comme une porte d'entrée vers le tabagisme pour les jeunes, malgré son interdiction à la vente aux mineurs. En effet, un adolescent ayant essayé la e-cigarette présente un risque deux fois plus grand de se tourner vers la cigarette traditionnel qu'un adolescent ne l'ayant pas fumé.[18]

Certaines pratiques telles que l'acupuncture et le traitement par laser ont vu le jour afin d'aider à réduire la consommation de tabac mais se sont révélées totalement inefficaces[19].


Un déficit pour l'État :

Malgré une taxation de plus en plus lourde entraînant une augmentation constante du prix du paquet, la vente de cigarette ne rapporte pas d'argent à l'État et creuse le déficit des finances publiques de 15 milliards d'euros tous les ans[20], le tabagisme pesant 122 milliards d'euros de « coût social »[21]

Afin de réduire ce déficit plus profond d'année en année le gouvernement met en place de nouvelles lois se voulant plus efficaces qu'une nouvelle augmentation du prix du tabac :
Instauration du paquet neutre en Mai 2016 se voulant moins attrayant pour les adolescents et jeunes adultes[22].
Interdiction des cigarettes mentholées : truffées d'additifs et nécessitant une inspiration plus longue et profonde, ces cigarettes font respirer aux fumeurs plus de particules fines qui se logeront plus profondément dans les poumons que celles d'une cigarette « classique »[23].
Leur disparition est prévue en 2020 au sein de l'Union Européenne.



Une porte d'entrée vers des pratiques plus dangereuses :

Le cannabis : la drogue la plus consommée en France derrière l'alcool et la tabac, on estime qu'une personne sur deux a été au contact du cannabis au cours de sa vie, une pratique facilitée par la consommation de cigarettes qui touche les hommes et les femmes de tous âges et de toutes catégories socio-professionelles.
Même si des effets positifs sur les troubles de stress post-traumatiques après une consommation régulière de cannabis ont été reconnus par la communauté scientifique[24], il est important de rappeler qu'un accident de la route sur huit (soit environ 500 par an) est lié à la consommation de cannabis et que sa détention, vente ou consommation est interdite et punie par la loi. 
Le narguilé : plus dangereux que la cigarette et également responsable d'un fort tabagisme passif, le narguilé contient de la nicotine pouvait créer une addiction au tabac et est responsable de cancers de la gorge, des poumons[25] ainsi que d'insuffisances respiratoires, la fumée inspirée atteignant profondément les bronches[26].
Clément Delobel